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Ratman» passe, les rats trépassent

Message par Admin le Lun 15 Fév - 16:24

Là où «Ratman» passe, les rats trépassent De nombreuses entreprises parisiennes, en particulier les restaurants, sont confrontées au problème des rongeurs. Pour les éliminer, Lucien Cohen propose une solution innovante qui évite les produits chimiques.
Bérangère Lepetit | 14 Févr. 2016, 00h00 | MAJ : 14 Févr. 2016, 09h19

Cohen et son piège à rongeurs conçu pour les locaux commerciaux. (LP/Frédéric Dugit.)


Profession : commercial dans la dératisation depuis trente ans. Signe particulier : la discrète boîte noir et gris qu'il promène de supermarché en restaurant et hôtel de luxe. Lucien Cohen, 51 ans, Ratman pour les intimes, taira le nom des enseignes avec lesquelles il travaille mais cet expert de la lutte contre les nuisibles compte parmi ses clients une marque de fast-food, huit restaurants étoilés et un palace des Champs-Elysées.





A Paris, depuis quelques mois, près de 400 établissements font appel à ses services, séduits par cette technique arrivée récemment en France, que Lucien Cohen a baptisée l'Acirbox. Sa boutique, Acir, pour « alerte contre les insectes et les rongeurs », se trouve près de la porte de Bagnolet (Paris XXe). Plutôt onéreuse — 1 500 € — sa boîte magique qui cartonne grâce au bouche-à-oreille doit son succès à son aspect passe-partout mais aussi à sa technologie de pointe qui consiste à tuer les souris par électrocution grâce à un système d'ondes. Car, à Paris et dans les grandes villes, la présence de rongeurs dans les entreprises, notamment les restaurants et les boutiques d'alimentation, est un fléau.

« Près de 80 % des commerces et restaurants sont infestés, estime Lucien Cohen. Les nuisibles vivent avec nous, il faut se le dire. Et si le rat, méfiant, reste caché dans les trous, la souris, elle, est curieuse. Elle se balade, ce qui n'est pas du meilleur effet dans les restaurants. Sans parler des dégâts que ça occasionne dans les réserves », poursuit-il. Pour beaucoup de clients, la souris est un signe de saleté. Pour les restaurateurs, c'est la honte. « D'ailleurs, beaucoup de personnes font appel à moi en me disant qu'elles ont besoin de ce traitement pour un ami ou un voisin. »

Intarissable, Lucien Cohen disserte avec passion des blattes, des surmulots et s'alarme de l'arrivée des punaises de lit à Paris. Lui est tombé dans le bain de la dératisation tout petit. « Enfant, dans notre appartement du Sentier, mon père tuait les rats, ça vient peut-être de là », confie celui qui aimerait aujourd'hui libérer la parole autour des souris. « Au lieu d'avoir peur, parlons ! Osons dire qu'aujourd'hui, tout le monde est concerné », assure-t-il. Ex-champion de poker, ce commercial dans l'âme a écumé les tournois jusqu'en Argentine avec sa mascotte, un rat en plastique. Maintenant, il se consacre à la dératisation. « Mais je reste toujours un peu joueur de tout », sourit-il. Passionné et un peu flambeur », confesse-t-il, il se contente de pratiquer le poker entre amis. Son rat en plastique a rejoint la vitrine de sa boutique. Quant au surnom de Lucien, Ratman, il est resté. Et lui colle désormais un peu à la peau.


Une innovante « poubelle à souris »

N'essayez pas de la repérer dans les hôtels ou les restaurants. Si elle a tant de succès, c'est précisément parce qu'elle se fond dans le décor et ne nécessite l'utilisation d'aucun produit toxique. La poubelle à souris (voir infographie ci-dessous) de Lucien Cohen — que d'autres sociétés proposent aussi à Paris — mesure 40 cm, possède deux trous noirs de chaque côté et a pour vocation d'attirer les rongeurs en étant placée sur leur chemin.


http://www.leparisien.fr/economie/la-ou-ratman-passe-les-rats-trepassent-14-02-2016-5544095.php#xtor=RSS-1481423633&xtref=http%3A%2F%2Fensemble19syndicat.centerblog.net%2F

« Il suffit de mettre à l'intérieur un peu de chocolat ou quelques cacahuètes et ça marche très bien », confirme un restaurateur, conquis. Fabriquée en Allemagne, arrivée il y a une dizaine d'années en Europe du Nord, cette technologie qui permet d'électrocuter souris et rats essaime à Paris. « Comme le fil à couper le beurre, il fallait en avoir l'idée », assure Lucien Cohen. La boîte noir et gris contient 8 rats ou encore 50 souris, estime-t-il. « Ce dispositif breveté est innovant et efficace, mais il doit être complété par d'autres outils », nuance la CS3D (Chambre syndicale désinfection, désinsectisation et dératisation) : « Toutes les souris ne peuvent pas converger comme par miracle dans ces poubelles. » L'organisme professionnel conseille ainsi aux restaurateurs de compléter ce dispositif par des systèmes plus petits, faciles à placer sous les tables. Dans certains établissements, la chasse aux souris peut coûter 1 000 € par an. Mais la CS3D insiste sur la nécessité de prévenir plutôt que de guérir : « Ce qui coûte le plus cher à un restaurateur, c'est de perdre des clients. » Ultime conseil : vider la poubelle à souris tous les deux ou trois jours. Sinon, des odeurs nauséabondes peuvent s'en échapper et la boîte devenir ainsi moins discrète...
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