Comment garder son calme face à ses collègues ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Comment garder son calme face à ses collègues ?

Message par Admin le Lun 28 Nov - 20:21

Publié le 28/11/2016 à 18:30


Madame Network - Certains sont désagréables, voire irascibles, sans oublier les ronchons et les râleurs, et les comiques du lundi. Comment résister à la tentation de leur rabattre le caquet ? Suivez le guide.


Vous venez encore d’essuyer sans broncher une énième remarque d’un de vos collègues. Vous sentez la moutarde qui vous monte au nez et l’indignation qui gonfle sournoisement en vous. Vous brûlez d’envie de lui dire ses quatre vérités. Encore une autre remarque de ce type et vous allez lui montrer de quel bois vous vous chauffez... Sur le moment, cette « explosion » va peut-être vous soulager, mais ensuite attention au retour de bâton. Les relations entre vous risquent de se crisper davantage. En règle générale, il est difficile de travailler dans une ambiance de « guerre permanente », surtout si on est amené à collaborer quotidiennement avec ce collègue toxique. Alain Talbot, à la fois sophrologue et consultant spécialisé en organisation et tout ce qui touche à la qualité de vie en entreprise, conseille sur la façon de faire passer votre mécontentement en toute diplomatie.

Vous perdez votre calme : les risques

Même si vous vous épanouissez dans un travail que vous aimez, celui-ci n’enlève pas la dose de stress et de pression que vous pouvez ressentir pour mener à bien vos objectifs. Pendant les périodes de productivité intense, bizarrement, vous pouvez manquer de patience et de compréhension vis-à-vis de votre entourage professionnel. Votre niveau de tolérance se réduit comme peau de chagrin. Ce qui est vrai pour vous l’est sans doute aussi pour vos collègues. Travailler dans une telle ambiance n’augure rien de bon. Le principal risque étant une dégradation de vos relations avec vos collègues. « À partir de là, la confiance disparaît. Chacun se replie sur soi, ne communique plus, ce qui a pour conséquence de plomber l’ambiance. La productivité et la qualité du travail vont en pâtir. S’installe alors une atmosphère anxiogène qui peut rejaillir sur le collectif », prévient Alain Talbot. En somme, au jeu de celle qui « attaque » la première, tout le monde est perdant.



Chacun projette sur l’autre ses peurs, ses émotions, ses insatisfactions

Alain Talbot Sortez du cercle vicieux par la parole

L’habitude consiste à rajouter de l’émotion à l’émotion, de répondre à la colère par la colère, à l’agression verbale par une autre agression verbale... Un cercle vicieux dont il est impératif de sortir. L’enjeu est de comprendre le comportement du collègue en question, « comprendre » ne voulant pas dire accepter.
D’abord, il s’agit de ne pas prendre pour argent comptant ce que dit votre « adversaire » sur vous. « Chacun projette sur l’autre ses peurs, ses émotions, ses insatisfactions », insiste Alain Talbot. Aussi, préconise-t-il de mettre des mots sur ce qui gêne, afin d’instaurer le dialogue. « La situation pourrit souvent car, alors qu’ils sont en souffrance, les gens ne savent pas dire de ce qu’ils ressentent », poursuit l’expert. Par exemple : « Je vois que tu es en colère / triste / mécontent(e).


Je ne comprends pas ta réaction. Pourrais-tu me dire d’où cela vient ? » Prendre sur soi pour ne pas sortir de ses gonds demande un peu d’entraînement. Adopter cette attitude revient à dire : « Je t’ai entendu. Je comprends ce que tu exprimes. » Si l’échange est trop tendu, dites : « Laisse-moi le temps d’y réfléchir. Peut-on en parler plus tard ? » Le plus difficile est d’instaurer ce nouveau mode de communication, surtout avec des collègues de longue date. Cela vaut le coup de leur proposer un autre modèle de communication qui ne soit pas dans l’agression mais dans la construction... rajoutez-y un zeste d’humour et d’autodérision.

Montrez-vous exemplaire

Tout changement commence par un changement de soi-même. « C’est là où chacun peut agir, sur ses émotions, son attitude, ses réactions, afin de ne pas envenimer la situation », assure le consultant. Cela consiste à exposer aux autres ce que l’on ressent. Alors si ça ne va pas parce que vous êtes fatiguée ou de mauvaise humeur, dites-le. Cette attitude permettra à tout le monde de mieux vous comprendre et évitera des malentendus. Personne ne viendra vous chatouiller mais attention : ce n’est pas une raison pour en profiter. Le mieux est d’adopter une attitude ouverte et positive autant que faire se peut. C’est-à-dire ne pas faire de suppositions, éviter les médisances, déjouer la méfiance. « Le but est de dédramatiser, de se distancier également du travail en trouvant des occupations à l’extérieur, pour se décharger et se ressourcer », conseille Alain Talbot.

Donc, cinés, expos, week-end entre amies, sport... Trouvez également des moments pour respirer, vous reposer la tête de ce trop-plein d’activités en marchant, en vous étirant... Le but : se reconnecter à soi-même et à ses sensations pour se détendre. Ce qui vous aidera à mieux garder votre calme vis-à-vis de vos collègues.


Inspirez-vous de ce qu'il se passe ailleurs

Alix de Sagazan est la cofondatrice d’AB Tasty. Cette start-up, spécialisée dans la personnalisation de contenu sur le Web et mobile, a connu une ascension fulgurante et multipliée par cinq ses effectifs en un an. Ce qui a amené quelques frictions dans la communication et parfois même des malentendus entre les collaborateurs. « On ne discute pas de la même manière quand il y a cinq personnes que lorsqu’il y en a cinquante. Forcément, l’information passe moins bien et la machine peut se gripper rapidement si l’on n’y prend pas garde. Face aux incompréhensions, chacun peut potentiellement perdre son calme », explique-t-elle.

Avec son associé, elle a proposé, d’instaurer les minutes « Stand up ». Chaque matin, chacun des salariés, dans leurs services respectifs, exprime ce qu’il a fait de bien, évoque ses blocages, son état d’esprit – sa « météo personnelle du matin ». « Le but est de savoir où chacun en est dans son travail, de proposer son aide si besoin est », raconte l'entrepreneure de 33 ans. Chaque lundi a lieu le « Big up » : tous les services se réunissent et chacun désigne son porte-parole – qui change toutes les semaines – et évoque le travail de son équipe. Un débriefing utile qui implique tout le monde et permet de valoriser le travail de tous. Si la direction s’implique dans le processus, la discussion peut être fluide. Ce management participatif a permis à l'entreprise de remporter la cinquième place du prix HappyAtWork dans la catégorie des start-up de plus de 25 salariés où il fait bon travailler en 2016.

Écrivez-nous

Madame Network parle de la carrière des femmes, de la vie au bureau et de la conciliation vies privée et professionnelle. Vous faites face à un dilemme, un problème ou une question liée à ces sujets ? Écrivez-nous. mailto:jfalcoz*at*lefigaro.fr
avatar
Admin
Admin

Messages : 9156
Date d'inscription : 07/04/2015
Age : 62
Localisation : cotes d'armor

Voir le profil de l'utilisateur http://lasandalettedeplouha.lebonforum.com

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum