Les origines secrètes de la Première Guerre Mondiale

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Message par Admin le Ven 10 Mar - 22:16

Voilà cent ans, l'Europe était le théâtre d'heures très sombres.

Voici un article (publié en deux parties) traduit de l'anglais, qui présente un livre publié en 2013 par deux auteurs britanniques, Hidden History: The Secret Origins of the First World War (Histoire cachée : Les origines secrètes de la Première Guerre Mondiale).

Le livre dénonce les mensonges qu'on lit dans les livres d'histoire sur les réels auteurs de la "Grande Guerre", cette horrible boucherie qui a tué des millions d'hommes.

J'émaille le texte de quelques photos d'époque, trouvées sur le site "Vintage everyday".

Par Gerry Docherty et Jim Macgregor


Les origines secrètes de la Première Guerre Mondiale S25

L'histoire de la Première Guerre Mondiale est un mensonge délibérément monté de toutes pièces. Nous ne parlons pas ici du sacrifice, de l'héroïsme, de l'horrible gâchis de vies humaines ou de la misère qui s'ensuivit. Non, tout cela a réellement existé, mais la vérité sur la manière dont tout a commencé et comment la guerre a été sans nécessité et délibérément prolongée au-delà de 1915 s'avère une dissimulation parfaitement réussie depuis un siècle. Un récit soigneusement falsifié a été créé pour cacher le fait que c'est la Grande-Bretagne et non l'Allemagne, qui fut la responsable de la guerre. Si la vérité avait fait surface après 1918, les conséquences pour l'Establishment britannique auraient été cataclysmiques


Les vainqueurs se sont partagés les dépouilles et leurs verdicts ont alimenté les récits officiels. À Versailles en 1919, la Grande-Bretagne, la France et les États-Unis ont prétendu que l'Allemagne avait planifié la guerre, l'avait déclenchée délibérément et qu'elle avait rejeté toutes les propositions des Alliés en vue d'une conciliation et d'une médiation. Des millions de documents furent détruits, cachés ou falsifiés pour justifier ce verdict. L'Allemagne a protesté à juste raison qu'elle s'était engagée dans la guerre à cause de l'agression russe. Les délégués allemands à Versailles, sous la menace d'une occupation, d'un démembrement et d'une famine, n'eurent aucun autre choix que d'accepter la responsabilité et d'énormes réparations. Comme l'a écrit The Economist, le Traité de Versailles, avec la rudesse de ses clauses, fut le crime final qui allait assurer une deuxième guerre.


Notre recherche prouve que la véritable origine de la guerre n'est pas à chercher en Allemagne mais en Angleterre. À la fin du 19ème siècle une société secrète composée d'hommes immensément riches et puissants s'établit à Londres avec le but déclaré d'étendre l'Empire britannique sur le monde entier. Ils causèrent délibérément la guerre d'Afrique du sud de 1899-1902 pour s'emparer de l'or du Transvaal des Boers. Leur responsabilité dans cette guerre et l'horreur des camps de concentration britanniques dans lesquels 20.000 enfants périrent, ont été gommées des histoires officielles. La deuxième étape de leur plan mondial était la destruction d'un adversaire à l'industrie et l'économie en rapide développement, l'Allemagne.


Les origines secrètes de la Première Guerre Mondiale Sans_181
Affiche de recrutement : l'empire britannique a besoin de chair à canon... Engagez-vous !


L'histoire soigneusement falsifiée ? Vingt mille enfants morts dans des camps de concentration britanniques ? Une société secrète qui prend le contrôle du monde ? La Grande-Bretagne responsable de la Première Guerre Mondiale ? Si vous sautez immédiatement à la conclusion d'une théorie du complot démente, je vous prie de prendre en considération les travaux du Professeur Carroll Quigley, l'un des historiens les plus respectés du 20ème siècle. La plus grande contribution de Quigley à la compréhension de l'histoire contemporaine est présentée dans son livre The Anglo-American Establishment. Il présente des détails explosifs sur les moyens qu'a employé une société secrète de banquiers, d'aristocrates et autres hommes puissants de tous les pays pour contrôler les leviers de la politique et des finances en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Quigley explique que très peu de gens étaient au courant car cette société fut capable de cacher son existence et "nombre de ses membres les plus influents sont inconnus même des chercheurs les plus calés en histoire de la Grande-Bretagne."



Le complot pour détruire la "menace teutonique"



Cecil Rhodes, le millionnaire aux diamants sud-africain, a créé une société secrète à Londres en février 1891. Ses membres visaient à réaffirmer le lien entre la Grande-Bretagne et les États-unis, à propager tout ce qu'ils considéraient comme digne de valeur dans les classes dirigeantes anglaises et à placer toutes les parties habitées du monde sous leur influence et leur contrôle. Ils pensaient que les anglo-saxons de la classe dirigeante se trouvaient au sommet d'une hiérarchie construite sur la prédominance du commerce, de l'industrie, de la banque et de l'exploitation des autres races.


Les origines secrètes de la Première Guerre Mondiale S26


L'Angleterre victorienne régnait avec confiance sur le pouvoir international, mais pourrait-elle le garder pour toujours ? C'était une question faisant l'objet de sérieux débats dans les résidences de campagne et les salons influents. Les élites nourrissaient la peur viscérale qu'à moins d'agir de manière décisive, le pouvoir britannique et son influence à travers le monde allaient s'éroder et seraient remplacés par celui d'étrangers, d'entreprises étrangères, de coutumes et lois étrangères. Le choix était rude. Soit prendre des mesures drastiques pour protéger et étendre l'empire britannique ou accepter que la nouvelle Allemagne en plein essor puisse le réduire à un participant mineur sur la scène mondiale. Dans les années qui suivirent immédiatement la Guerre des Boers, la décision fut prise. Il fallait détruire la "menace teutonique". Pas juste la soumettre, la détruire.


Le plan débuta par une attaque méthodique du processus démocratique. Ils voulaient : (a) manipuler le pouvoir dans l'administration et le monde politique en sélectionnant avec soin des hommes politiques complaisants dans chacun des grands partis ; (b) contrôler la politique étrangère britannique à partir des coulisses, sans se soucier des changements de gouvernement ; (c) attirer dans leurs rangs des barons de la presse pour exercer une influence sur les avenues de l'information qui créent l'opinion publique et (d) contrôler le financement des chaires d'université et monopoliser complètement la rédaction et l'enseignement de l'histoire contemporaine.


Cinq acteurs principaux, Cecil Rhodes, William Stead, Lord Esher, Lord Nathaniel Rothschild et Alfred Milner, en furent les fondateurs mais la société secrète se développa rapidement en nombre, pouvoir et présence dans les années précédant la guerre. De vieilles familles aristocratiques influentes qui avaient longtemps dominé Westminster furent profondément impliquées, comme le fut le roi Édouard VII qui opéra au sein même de l'élite secrète. Les deux grands organes du gouvernement impérial, le Foreign Office [ministère des Affaires Étrangères] et le Colonial Office [ministère des colonies], furent infiltrés et un contrôle fut établi sur leurs fonctionnaires supérieurs. Ils prirent de même le pouvoir sur le ministère de la guerre et le Comité de défense impériale. Le plus crucial, ils dominèrent aussi les plus hauts échelons des forces armées grâce au maréchal Lord Roberts. L'allégeance à un parti politique n'était pas un pré-requis pour les membres ; c'était plutôt une loyauté à la cause de l'empire. On parle indirectement de ces gens dans les discours et les livres comme le "pouvoir de l'argent", le "pouvoir caché" ou "les hommes dans les coulisses". Tous ces dénominatifs sont pertinents, mais nous les avons nommés, collectivement, l'Élite Secrète.




Le rôle majeur joué par Alfred Milner



La figure de proue de l'Élite Secrète entre 1902 et 1925 environ, fut Alfred (plus tard le vicomte) Milner. Le Pr Quigley a noté que toutes les biographies de Milner ont été rédigées par les membres de l'Élite Secrète et elles en ont plus caché que révélé sur lui. Selon lui, cette négligence à propos de l'un des plus importants personnages du 20ème siècle faisait partie d'une politique délibérée de secret. Milner devint le dirigeant incontesté de l'Élite Secrète. À son retour d'Afrique du sud en 1905, il se mit à préparer l'empire britannique à une guerre contre l'Allemagne. Bien que n'étant pas un membre du Parlement, il siégea dans le cercle du cabinet de la guerre de Lloyd George à partir de 1916. Qu'y avait-il de si précieux concernant Lord Alfred Milner pour qu'on l'ait éliminé virtuellement de l'histoire ?

Les origines secrètes de la Première Guerre Mondiale S27

La foule acclame l'entrée en guerre de la Grande-Bretagne, Trafalgar Square, Londres, août 1914


En poussant les Boers dans la guerre, Milner afficha la froide objectivité qui dirigeait la cause. Une guerre était malheureuse mais nécessaire. Il le fallait. L'avenir même des ambitions mondiales de l'Élite Secrète dépendait d'une sortie victorieuse. En mai 1902, l'or du Transvaal passa entre leurs mains au prix de 32.000 morts dans des camps de concentration. Malgré une guerre finalement victorieuse contre les Boers, elle fut ruineuse pour les troupes de l'empire : plus de 45.000 morts ou blessés. La Grande-Bretagne avait moins d'amis que jamais. Mais elle n'en avait cure. Vivre dans un "splendide isolement" et être dépourvue d'alliance avec une quelconque nation n'était pas considéré comme un handicap tant qu'aucun autre pouvoir sur terre ne disputait l'empire.


Dernière édition par Admin le Jeu 16 Mar - 18:03, édité 1 fois
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Message par Admin le Ven 10 Mar - 22:40

Mais il y avait dans les premières années du 20ème siècle un sérieux challenger. Si l'Élite Secrète devait réaliser son rêve de domination mondiale, la première étape était de faire disparaître le concurrent arriviste allemand et de détruire ses prouesses industrielles et économiques. Ce qui présentait une considérable difficulté stratégique. Isolée et sans ami, la Grande-Bretagne ne pourrait jamais détruire l'Allemagne de son propre chef. En tant que nation insulaire, sa force résidait dans une marine toute-puissante. Il lui fallait des amitiés et des alliances. Il aurait été impossible à la Grande-Bretagne de défaire toute seule l'Allemagne. La grande armée française et la plus grande encore armée russe étaient donc nécessaires pour accomplir la plupart des combats sur le continent. Des canaux diplomatiques devaient être ouverts et des ouvertures réalisées vers les vieux ennemis, la Russie et la France. Ce n'était pas une tâche facile car il existait une acrimonie particulière entre l'Angleterre et la France depuis plusieurs décennies et une guerre entre ces nations fut une réelle possibilité en 1895.


L'arme la plus spéciale d'avancement de l'Élite Secrète fut Édouard VII, dont la plus grande contribution réside dans une planification des réalignements les plus utiles et un savoir-faire quant aux besoins requis par l'élite pour isoler l'Allemagne. L'ultime responsabilité de la politique étrangère britannique revient, selon la jurisprudence, au gouvernement élu et non au souverain, mais ce fut le roi qui incita en six courtes années la France et la Russie à conclure des alliances secrètes. Les grandes armées française et russe faisaient partie intégrante de la monumentale tâche de stopper l'Allemagne sur sa route. Dit autrement, l'Élite Secrète avait besoin des autres pour accomplir sa sale entreprise, car la guerre contre l'Allemagne serait certainement sanglante.

Les origines secrètes de la Première Guerre Mondiale S28


Le traité avec la France, l'Entente Cordiale, fut signé le 8 avril 1904, en marquant la fin d'une ère de conflit qui avait duré presque mille ans. Le discours parlait de paix et de prospérité, mais des clauses secrètes signées le même jour alignaient les deux pays contre l'Allemagne. L'Élite Secrète attira ensuite la Russie dans ses filets avec une promesse qu'elle n'avait aucunement l'intention de tenir – le contrôle par la Russie de Constantinople et des détroits de la Mer Noire à la suite d'une guerre victorieuse contre l'Allemagne. Cette promesse vide fut la cause première du désastre de la bataille des Dardanelles [ou Gallipoli, 1915-1916].


L'Élite Secrète contrôle les deux faces de la politique



La démocratie britannique, avec ses élections régulières et ses changements de gouvernement, a été dépeinte comme une mesure de protection fiable contre un pouvoir despotique. Il n'en a jamais été ainsi. Tant le Parti Conservateur que Libéral étaient contrôlés depuis 1866 par la même petite clique qui consistait en une simple demi-douzaine de familles, de leurs parents et alliés, renforcée à l'occasion par un nouvel arrivant avec de "bonnes" qualifications.


L'Élite Secrète avait le don pour identifier un talent potentiel et pour placer des jeunes gens prometteurs, sortis en général de l'université d'Oxford, à des postes qui serviraient leurs futures ambitions. Avec la démission du gouvernement conservateur en 1905, l'Élite Secrète avait déjà sélectionné les successeurs naturels du Parti Libéral : des hommes fiables et crédibles immergés dans leurs valeurs impériales. Herbert Asquith, Richard Haldane et Sir Edward Grey furent les hommes choisis par Milner. Grey fut placé au ministère des Affaires Étrangères et Haldane au Bureau de la Guerre et deux ans plus tard Asquith devint premier ministre. Une continuité dans la politique étrangère était assurée. Une réorganisation de fond en comble du Bureau de la Guerre fut mise en route, en préparation de la guerre à venir avec l'Allemagne. Comme l'Élite Secrète a dû bien rigoler en buvant son champagne en évoquant la notion de démocratie parlementaire !


L'arme de propagande de l'Élite Secrète : la presse



Le contrôle de la politique n'a jamais été un problème, pas plus que celui de la presse. Lord Northcliffe, le baron de la presse le plus puissant, fut d'une contribution très valable pour l'Élite Secrète en encourageant les calomnies envers l'Allemagne et en préparant la nation à une éventuelle guerre. Propriétaire du Times et du Daily Mail [deux journaux existant toujours aujourd'hui], il lui fut possible de créer l'impression que l'Allemagne était l'ennemie à abattre. Article après article, le message du danger allemand pour l'empire britannique, pour les produits britanniques, pour la sécurité nationale britannique, allait être répété encore et encore. Tous les journaux ne suivirent pas, mais la presse de l'aile droite fut particulièrement virulente. Une grande et influente section de la presse britannique travailla pour cet agenda enragé conçu pour empoisonner les esprits de la nation. Il faisait partie d'une directive de propagande soutenant à fond la première guerre mondiale et ce pendant toute sa durée. Si le Times était leur base intellectuelle, les quotidiens populaires répandirent comme parole d'évangile une haine anti-germanique parmi les classes laborieuses. Entre 1905 et 1914, des récits d'espionnage et des articles anti-allemands frisèrent la démence dans une tentative scandaleuse de générer peur et ressentiment.

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L'exploitation des colonies pour la chair à canon

Sir Alfred Milner se mit à l'écrasante tâche de préparer l'empire à la guerre. La Grande-Bretagne possédait une petite force expéditionnaire hautement entraînée, mais l'empire restait une vaste source inexploitée avec plus de six millions d'hommes en âge de faire la guerre. Milner savait que lorsque la guerre arriverait, il devait être certain que l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada se tiennent aux côtés de la Grande-Bretagne. Une conférence coloniale fut organisée à Londres en 1907 pour rassembler l'empire autour de l'Union Jack [le drapeau du Royaume-Uni]. Le premier ministre australien, Alfred Deakin, fut la première cible de Milner. Ils partagèrent une tribune au Queen's Hall pendant laquelle Milner loua Deakin et l'engagement de l'Australie pour l'empire et il insista sur les liens raciaux et la loyauté qui liaient les deux nations. Ils adoptèrent un plan pour définir un territoire militaire aligné avec l'armée britannique réorganisée afin que l'Australie puisse être intégrée "en cas d'urgence". Ce qui conduisit à la réorganisation complète des forces australiennes et néo-zélandaises.


Le Canada avait de même une énorme réserve de jeunes hommes et en 1908 Milner entreprit une tournée par chemin de fer d'une côte à l'autre en faisant l'éloge de l'esprit canadien, de son patriotisme et de sa loyauté à l'empire.


En juin 1909, il mit toute son énergie dans une conférence de presse à Londres qui rassembla plus de 60 propriétaires de journaux, des journalistes et des écrivains, tous venus des quatre coins de l'empire. Tous les efforts furent faits pour impressionner l'auditoire par d'abondants compliments et une hospitalité somptueuse. Il était déterminé à rallier le soutien de l'empire envers la mère patrie en temps de guerre. Voyageant en train privé, les hôtes visitèrent des usines d'armement à Manchester et un chantier naval à Glasgow où étaient construits des destroyers pour l'Australie. Des diplômes honorifiques furent décernés à plusieurs journalistes renommés du Canada, d'Australie, d'Inde et d'Afrique du sud. Lors d'une allocution d'ouverture, Lord Rosebery, membre de l'Élite Secrète, avertit que jamais auparavant dans l'histoire du monde n'avait existé de "préparation aussi écrasante pour une menace de guerre". Bien que le nom de l'Allemagne n'ait pas été cité, on pouvait déduire clairement que le Kaiser se préparait à la guerre et que la Grande-Bretagne et l'empire devaient rapidement être prêts. Lord Rosebery fit appel aux délégués "pour ramener dans leurs jeunes territoires au-delà des mers" le message que "le devoir personnel de défense nationale repose sur tous les hommes et tous les citoyens de l'empire". Milner envoya plus tard ses acolytes les plus dignes de confiance pour organiser des groupes d'influence locaux à travers l'empire. Leur message répétait le mantra de loyauté, devoir, unité et avantages de l'empire… l'empire… l'empire. Dans une analyse finale, l'Australie mit sa marine sous commandement britannique et un total de 332.000 australiens allèrent à la guerre. La Nouvelle-Zélande envoya 112.000 hommes. L'empire fit "son devoir", pourtant qu'avez-vous entendu dire sur Lord Alfred Milner ?

Les origines secrètes de la Première Guerre Mondiale S29


Un assassinat bien opportun


Deux conditions devaient être remplies avant que l'Élite Secrète puisse démarrer sa guerre. D'abord, la Grande-Bretagne et l'empire devaient être prêts. Puis, pour faire porter le blâme sur l'Allemagne, il fallait qu'on la pousse à faire le premier pas. L'assassinat de l'héritier du trône austro-hongrois, l'archiduc François-Ferdinand, le 28 juin 1914, fournit le prétexte d'une monstrueuse manipulation. On l'a souvent cité comme la cause de la première guerre mondiale. Quelle sottise. Ce n'était en soi qu'un autre assassinat politique dans une époque de meurtres de ce genre. La responsabilité en revenait à un groupe d'officiers serbes qui entrainèrent, armèrent et assistèrent les assassins et le châtiment autrichien fut généralement accepté comme une réaction valable. Ce que nous avons démontré dans notre livre Hidden History (L'histoire cachée), est que des connexions liaient des serbes, l'ambassadeur russe à Belgrade, le ministère des Affaires Étrangères de Saint-Pétersbourg et l'Élite Secrète de Londres. L'Autriche demanda au gouvernement serbe de prendre des mesures spécifiques contre les auteurs du crime et d'autoriser la participation de l'Autriche dans l'enquête. La Serbie refusa. La Russie, ayant adopté le faux rôle de protecteur, exprima son total soutien à la Serbie.


Les origines secrètes de la Première Guerre Mondiale S30


À Londres, l'Élite Secrète attisa à dessein les antagonismes pour déclencher une crise. Quand la Serbie et l'Autriche réglèrent mutuellement leurs comptes avec le risque d'un conflit localisé, la Russie, avec le plein appui de Londres et de Paris, commença en secret à mobiliser ses massives troupes sur la frontière orientale de l'Allemagne. Tout le monde savait que dès lors qu'une mobilisation générale d'une armée a démarré, cela signifiait une guerre et qu'il n'y avait pas de retour en arrière. L'Allemagne fit face à l'invasion le long de sa frontière de l'est et, pendant que l'armée française se mobilisait vers l'ouest, le Kaiser fit plusieurs vaillantes tentatives pour persuader son cousin le tsar de retirer ses armées. Sachant pertinemment que la France avait promis de se joindre à la Russie immédiatement et que la Grande-Bretagne, bien que n'admettant pas ouvertement sa collusion, était secrètement engagée dans la guerre, le tsar refusa. Le rêve russe de prendre Constantinople pourrait au moins être réalisé.


Acculée et contrainte à une guerre défensive, l'Allemagne fut la dernière puissance européenne à mobiliser son armée. Pour s'occuper des français qui avaient secrètement mobilisé à l'ouest, le Kaiser ordonna que l'armée allemande pénètre en France en passant par la Belgique. Il n'avait guère d'autre option. L'Europe continentale était en guerre.

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Message par Admin le Ven 10 Mar - 22:46

L'Élite Secrète observait et attendait. Alors que des préparations concertées pour la guerre étaient au point depuis 1905, elles avaient été tenues si secrètes que seuls cinq membres sur vingt du ministère du gouvernement britannique avaient connaissance des agissements de la Grande-Bretagne. Sir Edward Grey s'adressa à la Chambre des Communes le 3 août et promit qu'aucune action ne serait entreprise sans l'approbation du parlement, cette approbation ne fut pourtant jamais mise aux voix. Le point central de son argumentation était la neutralité belge alors qu'il savait parfaitement qu'une telle neutralité était une grotesque comédie. Parmi d'autres, l'écrivain américain Albert J. Nock révéla ensuite que la Belgique avait été une alliée secrète mais solide de la Grande-Bretagne, de la France et de la Russie longtemps avant août 1914. La fiction de la neutralité belge fournit une excuse légale et populaire pour que la Grande-Bretagne déclare la guerre à l'Allemagne le 4 août 1914. Sir Edward Grey, en loyal serviteur de l'Élite Secrète, engagea l'empire britannique dans la guerre.


Des preuves documentaires détruites et l'histoire falsifiée



Depuis un siècle les faits ont été déformés et falsifiés par les historiens de cour. Les membres de l'Élite Secrète prirent particulièrement soin d'effacer les traces de leur conspiration et lettres, télégrammes, rapports officiels et minutes de cabinet qui auraient révélé la vérité, ont disparu. Les courriers reçus et envoyés par Alfred Milner furent éliminés, brûlés ou sinon détruits. Les lettres compromettantes envoyées par le roi Édouard VII furent soumises à un ordre spécifiant qu'à sa mort, elles devaient être immédiatement détruites. Lord Nathan Rothschild, un membre fondateur de l'Élite Secrète, ordonna pareillement que ses notes et sa correspondance soient brûlés après son décès par crainte que son influence politique et son affiliation ne soient connues. Comme l'a commenté son biographe officiel, on ne peut que "se demander à quel point le rôle politique de Rothschild est resté irrévocablement caché à la postérité".


Le Pr Quigley a pointé un doigt accusateur sur ceux qui ont monopolisé "si complètement la rédaction et l'enseignement de l'histoire de leur propre époque". Il n'y a aucune ambivalence dans son accablante accusation. L'Élite Secrète a contrôlé les écrits et l'enseignement de l'histoire grâce à de nombreux canaux, mais aucun ne s'est montré aussi efficace que l'université d'Oxford. Ils contrôlaient le Dictionnaire de Biographie Nationale, ce qui voulait dire que l'Élite Secrète rédigeait les biographies de ses propres membres. Ils ont créé la propre histoire officielle de leurs membres clé à l'attention du public en éliminant toute preuve compromettante et en leur fabriquant la meilleure apparence civique possible. Ils ont financé de nouvelles chaires d'histoire, de politique, d'économie et, comble d'ironie, d'études sur la paix.


C'est par une méthodique conspiration que le gouvernement britannique a camouflé toute trace de ses tortueuses machinations. Les mémoires officiels relatant les origines de la guerre ont été minutieusement décortiqués et censurés avant publication. Les archives gouvernementales de juillet 1914 parlent presque exclusivement de l'Irlande, sans aucune mention de la crise mondiale imminente. Aucun effort n'a été fait pour expliquer l'absence d'archives aussi cruciales. Au début des années 1970, l'historien canadien Nicholas d'Ombrain a noté que les archives du ministère de la guerre avaient été éliminées. Il réalisa durant sa recherche que presque les trois quarts des dossiers "sensibles" avaient été enlevés. Pourquoi ? Où sont-ils allés ? Qui a autorisé leur déplacement ? Ont-ils été envoyés à Hanslope Park, l'entrepôt du gouvernement entouré de barbelés derrière lequel plus d'un million de dossiers secrets, dont une bonne partie concerne la première guerre mondiale, restent cachés aujourd'hui ? Chose incroyable, ce n'est pas le pire épisode de larcin et d'imposture.


Herbert Hoover, l'homme qui était à la tête de la Belgian Relief Commission et devint plus tard le 31ème président de l'Amérique, était en lien étroit avec l'Élite Secrète. Ils lui confièrent l'importante tâche d'éliminer d'Europe des preuves compromettantes, tout en lui conférant une apparence de respectabilité. Hoover persuada le général John Pershing de détacher 15 professeurs d'histoire et environ 1000 étudiants au service des Forces Américaines en Europe et de les envoyer, en uniforme, dans les pays que son agence entretenait. De la nourriture d'un côté et des paroles rassurantes de l'autre, ces agents ne rencontrèrent que peu de résistance. Ils trouvèrent les bons contacts, "fouinèrent" pour découvrir des archives et ils en dénichèrent tellement que Hoover "fit rapidement rapatrier les documents aux US en tant que ballast pour les bateaux d'aide alimentaire repartant à vide". Enlever les documents d'Allemagne présenta quelques problèmes. Quinze chargements de matériel furent saisis, dont "les minutes secrètes intégrales du Conseil de guerre allemand" – un "cadeau" de Friedrich Ebert, le premier président de la république allemande après la guerre. Hoover expliqua qu'Ebert était "un radical n'ayant aucun intérêt dans le travail de ses prédécesseurs", mais que l'homme affamé échangerait même son droit de naissance pour de la nourriture. Où se trouve aujourd'hui la preuve vitale de la culpabilité de l'Allemagne dans la guerre, si tel est bien le cas ? S'il y avait eu des preuves, elles auraient été publiées immédiatement. Il n'y en a eu aucune. Ce qu'on a dissimulé ou détruit ne sera jamais connu et c'est un fait étonnant que si peu d'historiens de la guerre, voire aucun, n'aient un jour relaté ce vol manifeste des documents européens : des documents qui se réfèrent probablement à l'un des évènements le plus décisif dans l'histoire de l'Europe et du monde. Pourquoi ?


L'histoire cachée : les origines secrètes de la première guerre mondiale

On peut trouver des preuves de toutes les déclarations de cet article dans notre livre. Nous avons de plus écrit régulièrement des articles sur notre blog [en anglais, ICI https://firstworldwarhiddenhistory.wordpress.com/ depuis juin 2014 sur ce qui s'est passé il y a un siècle, mais pas l'histoire pré-emballée que le gouvernement britannique voudrait nous voir gober. Parmi les "récits" mensongers dérangeants, il y a la scandaleuse campagne de Gallipoli [la guerre du détroit des Dardanelles], une "distraction" sordide et indigne qui résulta en tragiques conséquences pour tant de jeunes garçons de l'Anzac [Australian and New Zealand Army Corps, corps d'armée australien et néo-zélandais]. Quelques historiens se sont demandés pourquoi l'attaque sur les détroits avait été si mal supervisée, mais nous allons plus loin, beaucoup plus loin. Nous prouvons que le désastre de Gallipoli n'était pas dû à un mauvais jugement de Londres ou à l'incompétence des chefs sur place. Des jeunes hommes venant de Grande-Bretagne, de France, d'Australie et de Nouvelle-Zélande furent sacrifiés vainement sur les plages et collines maudites des Dardanelles pour servir un but très différent. Gallipoli était délibérément conçu pour échouer.


Après un siècle de propagande, de mensonges et de lavage de cerveau à propos de la première guerre mondiale, le paradoxe nous met trop mal à l'aise pour supporter la vérité, que ce fut un petit groupe socialement avantagé de patriotes anglais autoproclamés, soutenu par de puissants industriels et financiers de Grande-Bretagne et des États-unis, qui furent la cause de la première guerre mondiale. La détermination de cette Élite Secrète basée à Londres à détruire l'Allemagne et prendre le contrôle du monde fut finalement responsable de la mort de millions d'honorables jeunes gens qui furent trahis et sacrifiés dans une boucherie sans nom pour faire avancer une cause ignominieuse.




Aujourd'hui, des dizaines de milliers de monuments aux morts à travers le monde sont les témoins du grand mensonge, de la trahison, de ces morts pour "la plus grande gloire de Dieu" et "la liberté". C'est un mensonge qui les rend prisonniers d'un mythe. Ils furent des victimes. On se souvient d'eux à travers des listes sans âme érigées pour cacher le vrai but de la guerre. Ce qu'ils méritent, c'est la vérité et nous ne devons pas faillir à ce devoir par égard pour eux.
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