Près de Brest, un site archéologique d’exception

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Près de Brest, un site archéologique d’exception

Message par Admin le Lun 24 Avr - 18:27



Des objets de plus de 14 000 ans ont été découverts à Plougastel-Daoulas (29). Ils sont les plus anciennes traces d’art jamais découvertes en Bretagne, véritable trésor pour les archéologues.


C’est un (très) gros caillou, bien connu des amateurs d’escalade. Dans le bois de Kerérault, à Plougastel-Daoulas (Finistère), le Rocher de l’Impératrice a récemment acquis une notoriété internationale.

C’est là, à cinquante mètres au-dessus de la mer d’Iroise, que les plus anciennes traces d’art préhistoriques de Bretagne ont été mises au jour par une équipe d’archéologues.

« En réalité, la découverte remonte à 2013, précise Nicolas Naudinot, enseignant-chercheur à l’université de Nice et responsable des fouilles. Mais nous avons dû garder le secret pendant toutes ces années à cause des pilleurs. »

Silex taillés

La véritable histoire commence un soir de tempête, en 1987. Déraciné par un ouragan, un pin arraché laisse émerger des tessons de poterie et des ossements. Alerté, le directeur du centre départemental d’archéologie de l’époque, Michel Le Goffic, se rend sur place.


Explorant les lieux, il découvre des silex taillés datant… du paléolithique. « À l’époque, il était impossible d’engager des fouilles car le terrain était privé », raconte Nicolas Naudinot. Les archéologues doivent attendre que le conseil départemental du Finistère devienne propriétaire du site, en 2010. La première fouille a lieu à l’été 2013.

Munies de simples truelles, les équipes inspectent minutieusement les lieux. Des centaines d’objets sont récoltés, issus de l’azilien ancien, une période « très mal connue » par les scientifiques.

Inédit dans la préhistoire européenne


Jusqu’à la pioche miraculeuse, survenue le dernier jour (!) du chantier. « Michel Le Goffic a désigné une plaque, en disant pour rire qu’elle était gravée. Sauf qu’en la nettoyant, il s’est aperçu qu’elle l’était réellement ! »

Stupéfaits, les archéologues distinguent deux têtes d’aurochs, gravées de chaque côté de la plaquette de schiste. Fait remarquable : ils sont entourés de rayons. « C’est quelque chose d’inédit dans la préhistoire européenne. Personne n’avait jamais rien vu de tel ! », s’enthousiasme Nicolas Naudinot.

Sans révéler leur signification symbolique, les tablettes gravées permettent toutefois à la quinzaine de spécialistes mobilisés d’en savoir plus sur l’azilien.

« Cette période est marquée par de fortes évolutions technologiques. Mais les traditions artistiques, elles, semblent avoir été conservées de l’époque précédente », détaille le chercheur spécialisé dans les groupes préhistoriques du tardiglaciaire.

Chasseurs-cueilleurs

En déterrant plus de 4 000 objets, dont 45 fragments de schiste gravés, les équipes ont pu dresser un portrait-robot des occupants du Rocher de l’Impératrice. « C’était probablement un petit groupe de chasseurs-cueilleurs nomades en pleine expédition de chasse dans la vallée. »

La découverte, exceptionnelle au-delà de l’échelle régionale, a fait l’objet d’une publication dans une prestigieuse revue américaine le mois dernier. En juillet prochain, et pour au moins deux ans encore, les archéologues professionnels et amateurs reprendront les fouilles sur le site.


Ils espèrent désormais en obtenir une vision plus globale et, pourquoi pas, y trouver des traces d’occupation plus anciennes…


Ouest-France http://www.saint-brieuc.maville.com/actu/actudet_-pres-de-brest-un-site-archeologique-d-exception_fil-3186374_actu.Htm
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