La question pas si bête Quelle est la technique des avaleurs de sabres ?

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La question pas si bête Quelle est la technique des avaleurs de sabres ?

Message par Admin le Ven 25 Mai - 22:37

Correspondance, Céline Deluzarche


Avaler des lames de 50 cm de long sans se blesser exige une discipline… de fer. Voici les techniques secrètes des pros.

Avant de commencer, il convient de préciser qu’il est formellement déconseillé d’essayer d’avaler un sabre sans avoir subi un long entraînement (à supposer que vous ayez la drôle d’idée d’avoir un sabre à la maison).


Pour faire partie du club très fermé de l’Association internationale des avaleurs de sabres (SSAI), il faut réussir à avaler un sabre de minimum 38 cm de long et 2 cm de large (et avoir plus de 18 ans). Seuls 129 membres ont à ce jour passé l’épreuve avec succès. La technique consiste à faire « descendre » la lame le plus profond possible jusqu’à toucher le fond de l’estomac… sans le perforer.

Le passage délicat de l’estomac



L’avaleur de sabre doit faire face à deux principaux écueils : le réflexe vomitif, qui survient lorsqu’on essaye d’introduire n’importe quel objet dans la gorge, et le passage du « cardia », l’orifice qui relie l’œsophage à l’estomac.


L’avaleur de sabre doit faire face au réflexe vomitif, qui survient lorsqu’on essaye d’introduire n’importe quel objet dans la gorge, et au passage du « cardia ». (Photo : Jarekt / Wikimedia Commons)

Le réflexe de vomissement est dû au sphincter, une sorte de valve qui s’ouvre et se ferme au passage des aliments. Tout l’art de l’avaleur de sabre consiste donc à relâcher les muscles du sphincter pour éviter sa contraction et laisser passer la lame. Une technique qui ne s’acquiert qu’avec beaucoup d’entraînement.

Il doit ensuite viser juste pour passer le cardia, qui forme un angle plus ou moins important à la jonction entre l’œsophage et l’estomac. Il est probable qu’un individu dont cet angle est trop fort n’arrivera jamais à avaler une longue lame sans se blesser au passage. C’est aussi une question de morphologie !

Enfin, l’artiste doit « sentir » le contact de la lame au fond de l’estomac, qui déclenche un haut-le-cœur qu’il faut là encore dompter. Quelques millimètres en trop et c’est la perforation.

Si aucun membre de la SSAI n’est encore mort au cours d’un spectacle, les blessures sont courantes, en particulier les lacérations de l’œsophage et du larynx. La répétition de l’exercice entraîne aussi des maux de gorge chroniques et des douleurs abdominales. « Un avaleur de sabre a dû mettre fin à sa carrière parce qu’il avait perdu la capacité de saliver [la salive étant le principal lubrifiant employé pour faciliter le passage de la lame] », raconte Hadrian Jeffs, du Norwich College, dans le magazine scientifique The New Scientist. Seize membres de l’association ont également été victimes d’hémorragies intestinales, rapporte une étude de 2007

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