Guillaume Seznec

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Guillaume Seznec

Message par Admin le Ven 17 Avr - 17:44




Oui personnage célèbre !!  mais connaissez vous son histoire ,je présume comme tout le monde ,je vais essayer de fouiller internet et vous trouver des textes


en premier nous n'échappons pas à WIKIPEDIA


L’affaire Seznec est une affaire criminelle dans laquelle Guillaume Seznec est reconnu coupable, en 1924, du meurtre de Pierre Quéméneur (conseiller général du Finistère)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Qu%C3%A9m%C3%A9neur

http://piste.de.lormaye.over-blog.com/article-l-affaire-seznec-la-piste-de-lormaye-portrait-de-pierre-quemeneur-102765360.html

et de faux en écriture privée. Depuis, le jugement a fait l’objet de plusieurs demandes de révision qui ont toutes été rejetées.

Joseph Marie Guillaume Seznec, né le 1er mai 1878, à Plomodiern, dans le Finistère, fils de Yves Seznec et Marie-Anne Colin, qui possédaient dans le hameau de Kernéol une ferme assez importante. Son père décède alors qu'il n'est âgé que de six ans. Sa mère qui dirige donc avec autorité les sept garçons de ferme et les deux servantes travaillant sur l'exploitation. Après des études médiocres, Guillaume Seznec quitte le collège à seize ans pour rejoindre la ferme familiale. Cependant le travail de la terre ne le passionne pas, il s'intéresse surtout à la mécanique1.

Le 18 juillet 1906, il épouse Marie-Jeanne Marc, une jeune fille de bonne famille. Le couple achète aussitôt un commerce de vente et réparations de vélos, situé sur la place de Plomodiern, en face de l’église. Alors qu'il effectue une période militaire à Châteaulin, son épouse donne naissance à une fille prénommée Marie née le 1er novembre 1908. Alerté par télégramme, il est de retour chez lui lorsque la grange voisine de son domicile est en flamme. Il se précipite alors à l'intérieur de la demeure pour tenter de sauver sa femme, son bébé, et ce qu’il peut de sa marchandise, lorsqu'un bidon d’essence explose, le brûlant grièvement au visage et aux mains, ce qui lui laissera des cicatrices1.

Le 13 mars 1910, un deuxième enfant naît prénommé lui aussi Guillaume1.

Avec les dédommagements accordés par l’assurance, le couple Seznec achète un nouveau commerce en juillet 1912 : une blanchisserie située dans un faubourg de Brest à Saint-Pierre-Quilbignon. Le 8 novembre de cette même année, Jeanne donne naissance à un troisième enfant, Denis1.

Puis la Première Guerre mondiale éclate. Guillaume Seznec, réformé à cause de ses brûlures, reste en Bretagne, mais l'armée réquisitionne la blanchisserie et on lui confie le nettoyage du linge de toute la garnison de Brest. Un quatrième enfant prénommé Albert naît peu de temps après, le 31 octobre 19141.

Vivant mal d’être resté sur l’arrière, Guillaume Seznec se porte volontaire pour aller à la poudrerie de l'Île d'Ouessant. Il y restera pendant un an, période durant laquelle Marie-Jeanne dirigera la blanchisserie1.

En 1918, le régiment stationné jusqu'alors à Brest est transféré à Morlaix, la famille Seznec suit. Le couple se porte acquéreur d’une propriété, Traon-ar-Velin, une scierie désaffectée à la sortie de la ville, où ils vont s’installer pour une longue période1.

La blanchisserie de Saint-Pierre-Quilbignon reste en activité jusqu'à ce qu'elle soit ravagée par un incendie en 1922, alors que l’un des frères de Marie-Jeanne, Charles Marc se proposait de la racheter à Guillaume et qu'un accord avait été conclu pour un paiement échelonné1.

C'est à cette époque que Seznec, qui projette de remettre en activité la scierie de Traon-ar-Velin, fait la connaissance de Pierre Quéméneur, conseiller général du Finistère. Ce dernier, bien que négociant en bois, était surtout intéressé par un stock de couvertures que Guillaume avait acheté à l'armée américaine durant la grande guerre et qu'il comptait revendre avec de substantiels bénéfices1.

En 1923, après avoir fait d’importants travaux, la scierie de Traon-ar-Velin fonctionne de nouveau, et Guillaume Seznec devient alors maître de scierie. Son entreprise emploie une douzaine d’ouvriers. Deux personnes servent fidèlement la famille : Angèle Labigou, l'employée de maison, et Sanson, le « chauffeur » (qui s’occupe des machines et des véhicules)1.

LA SUITE ICI

http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Seznec


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Re: Guillaume Seznec

Message par Admin le Ven 17 Avr - 17:46



L'ancien avocat de la famille, Denis Langlois, raconte dans un livre avoir recueilli un témoignage qui pourrait disculper Guillaume Seznec du meurtre pour lequel il a été condamné en 1924.

Il a longtemps défendu la famille Seznec. Denis Langlois sort aujourd'hui un livre, Pour en finir l'affaire Seznec. À cette occasion, l'auteur demande le dépôt d'une nouvelle requête en révision. Car l'avocat révèle un témoignage inédit qui, selon lui, pourrait en partie disculper Guillaume Seznec. «Je souhaite arriver à une décision équitable dans une affaire qui continue de troubler les esprits», justifie l'avocat. Il s'adresse donc au procureur général de la cour d'appel de Rennes, Véronique Malbec, afin que cette dernière se saisisse de l'affaire close en 2006 par la justice. À l'époque, la Cour de cassation a estimé qu'il n'existait aucun élément nouveau permettant de faire douter la culpabilité de Guillaume Seznec.

Le procès s'est ouvert il y a 91 ans. En 1924, la cour d'assise de Quimper condamne Guillaume Seznec au bagne à perpétuité. La justice lui reproche le meurtre en mai 1923 de son ami Pierre Quémeneur, conseiller général du Finistère avec qui il faisait aussi affaire. Le mobile du crime: une promesse de vente d'un bien de l'élu au profit de Seznec. Seulement les preuves sont minces. Le corps de l'élu ne sera jamais retrouvé, et le condamné maintiendra jusqu'au bout son innocence. Il est finalement gracié en 1946 et revient de Cayenne un an plus tard. Il décédera en 1954 après avoir été percuté par une voiture. Depuis, ses descendants cherchent en vain à réhabiliter sa mémoire. Denis Langlois a été le premier à défendre leur cause, de 1976 à 1990. «Cette affaire me préoccupe depuis 40 ans», confesse l'intéressé déjà auteur de deux livres sur le sujet.

Aujourd'hui, l'avocat révèle un secret de famille. Denis Langlois détient depuis 1978 un témoignage. Sur un enregistrement sonore réalisé 55 ans après les faits, «Petit-Guillaume», l'un des enfants, explique avoir assisté à la scène. Alors âgé de 11 ans, l'enfant jouait dans la cour quand il a entendu sa mère crier. Le temps de passer la tête par la fenêtre, il aperçoit la victime à terre, Marie-Jeanne Seznec lui faisant face. À le croire, elle n'aurait fait que repousser les avances d'un prétendant trop entreprenant. Son époux, lui, n'est arrivé que plus tard sur les lieux. «Cette hypothèse est la plus vraisemblable, celle qui entre le moins en contradiction avec le reste du dossier», estime l'avocat.
Denis Langlois reste tout de même prudent. «Cette version entretient un doute qui devrait jouer en faveur de Guillaume Seznec», poursuit l'auteur. Toutefois, à ses yeux, le condamné est très certainement coupable des faits de faux en écriture qui lui sont reprochés. Courant juin 1923, Guillaume Seznec aurait fabriqué ou fait fabriquer un acte sous seing privé aux termes duquel Pierre Quémeneur était censé lui consentir une promesse de vente d'une propriété. «À cet égard, il paraît logique que les magistrats aient refusé en 2006 la demande de révisions pour meurtre et pour faux en écriture qui leur était soumise», juge l'avocat. Cette même différence de vues avec les représentants de la famille serait d'ailleurs à l'origine de la mise à l'écart de Denis Langlois en 1990.

Denis Seznec, qui incarne aux yeux du public les efforts pour la réhabilitation de son grand-père, a refusé de commenter les éléments rendus publics par l'avocat. «Il n'y a pas de secret de famille et ma seule préoccupation, c'est la révision», a-t-il déclaré auprès de l'AFP. Il assure qu'il déposera prochainement une requête en ce sens.

* «Pour en finir avec l'affaire Seznec», Éditions de la Différence, 376 pages, 22 euros.

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Re: Guillaume Seznec

Message par Admin le Ven 17 Avr - 17:48

Denis Seznec raconte « L'affaire Seznec » à des lycéens vannetais

Quatre-vingts ans de combat acharné pour obtenir la réhabilitation de son grand-père

Ce jeudi 12 novembre 2004, Denis Seznec est venu faire partager aux premières ES1 et ES 2 du lycée Charles de Gaulle de Vannes son combat pour la reconnaissance de l'innocence de son grand-père, Guillaume Seznec. Accusé du meurtre de Pierre Quemeneur, conseiller général du Finistère, Guillaume Seznec avait été condamné en 1925 au bannissement à vie.

L'auditoire a été conquis par le discours captivant et chargé d'émotion du petit-fils Seznec.

Une nouvelle fois, pour les lycéens, Denis Seznec a rappelé l'origine du drame qui a frappé sa famille.

Enquête et procès expéditifs

En mai 1923, Guillaume Seznec et son ami Pierre Quemeneur, conseiller général du Finistère, se rendent à Paris pour y négocier un contrat de vente de voitures américaines : un trafic de Cadillac. Celles-ci avaient été laissées par les troupes américaines après la guerre de 1914-1918.

Seznec revient seul à Rennes. Quemeneur, lui, a disparu. Ils ont été vus tous deux pour la dernière fois près de la gare d'Houdan. Seznec est alors accusé de meurtre. L'enquête est rondement menée par l'inspecteur Bony et ses hommes.

Et, le 4 novembre 1925, selon une logique implacable, Guillaume Seznec est condamné par la cour d'assises de Quimper au bagne à perpétuité pour le meurtre de son ami, malgré les doutes du dossier et l'absence du corps de la victime. « Comment peut-on condamner quelqu'un sans savoir s'il y a eu crime ? », demande Denis Seznec, stigmatisant le fonctionnement de la justice française de l'époque mais, aussi, les décisions des magistrats qui se sont penchés successivement sur ce dossier, sans jamais ne rien trouver à redire.

« On peut se réjouir car, en France, nous avons la meilleure justice au monde : elle ne se trompe jamais ! », ironise alors Denis Seznec.

Déporté puis gracié

Finalement, Guillaume Seznec est gracié en 1947 par le Général de Gaulle après vingt-quatre longues années au bagne… C'est un véritable miracle qu'il soit sorti vivant de cet enfer lorsque l'on sait que la durée de vie moyenne y était de quatre ans. « Mon grand-père m'en parlait toujours comme d'un paradis, avec les oiseaux exotiques, les cocotiers… »

La mort mystérieuse d'un grand-père aimé

Denis Seznec et son grand-père étaient très proches. C'est pourquoi il a été très choqué d'apprendre sa mort en 1958, à 12 ans, soit cinq ans après l'accident mortel dont a été victime son grand-père en 1953. En effet, sa mère ne sachant pas comment lui annoncer la terrible nouvelle, a préféré lui mentir. Elle est allée jusqu'à répondre aux lettres que le jeune homme adressait à son grand-père, se faisant passer pour celui-ci…

À ce terrible secret de famille s'ajoute celui, jamais élucidé, concernant Les circonstances bien mystérieuses de l'accident : la camionnette qui a renversé Guillaume Seznec a pris la fuite, s'est volatilisée et jamais on n'en a retrouvé la moindre trace…

Le combat d'une vie

« N'avez-vous jamais songé à renoncer ? Avez-vous déjà pensé que votre grand-père pouvait être coupable ? », ont interrogé des élèves.

Denis Seznec avoue avoir douté un moment de l'innocence de son grand-père, mais devant l'absurdité des preuves retenues contre lui, et devant ses propres découvertes, ses doutes se sont dissipés.

Quant à renoncer, Denis Seznec répond qu'il lui est souvent arrivé de se décourager face à la surdité de la justice…

« Mais ce combat de l'innocence poursuivi par trois générations est trop beau pour que j'abandonne. Ce combat n'est pas le mien, c'est celui de toute une famille et je sais que je suis le dernier… »

La famille martyre, ruinée par cette affaire est aujourd'hui persuadée que la justice, à travers la « commission de révision », acceptera enfin de reconnaître son erreur et réhabilitera Guillaume Seznec ; celui-ci pourrait alors devenir le « nouveau Dreyfus ».

Le verdict est attendu pour le 24 janvier prochain : « Mais quel que soit le résultat, j'ai déjà remporté une victoire morale : plus personne ne croit aujourd'hui mon grand-père coupable. Seule la justice se fait prier pour le reconnaître mais je pense voir bientôt la fin de notre combat… »

Belle leçon d'optimisme d'un homme qui n'en a jamais manqué…

E. B.
Lycée Charles de Gaulle de Vannes,
14 novembre 2004.
http://pierre.campion2.free.fr/plebert_seznec.htm
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Re: Guillaume Seznec

Message par Admin le Ven 17 Avr - 17:55

La mort, l'enterrement et la tombe de Guillaume SEZNEC
Guillaume SEZNEC 1878-1954


L'affaire SEZNEC défraie la chronique en 1923. Pierre Quéméneur, conseiller général du Finistère, ayant étrangement disparu dans la nuit du 25 mai au 26 mai 1923, durant un voyage d'affaires effectué de Bretagne à Paris avec Seznec.Bien que le corps n'ait jamais été retrouvé, l'hypothèse du meurtre fut retenue. Étant la dernière personne à avoir vu Quéméneur vivant, Seznec devint le principal suspect : il fut arrêté, inculpé et incarcéré.condamné aux travaux forcés à perpétuité (l'avocat général avait demandé la peine de mort). Il fut ensuite conduit au bagne des Îles du Salut en Guyane Française.

Bénéficiant d'une remise de peine en mai 1947, il rentra en métropole l'année suivante.
En 1953, à Paris, il fut renversé par une camionnette qui prit la fuite.
Retrouvé, son chauffeur prétendit qu'il n'avait rien vu.
Seznec mourut le 13 février 1954 des suites de ses blessures. Il sera inhumé à Plomodiern (29).
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Re: Guillaume Seznec

Message par Admin le Ven 17 Avr - 17:59



Quand on referme ce livre…

Quand on referme ce livre, les deux premières impressions qui dominent sont : la douceur et la paix.

Etonnant pour un livre qui traite d’une histoire violente.

Et d’une histoire qui a suscité tant de violences.

Denis Langlois consacre ses 7 premiers chapitres à rappeler ce que fut, pour la France entière, l’affaire Seznec.

Les faits. L’arrestation de Guillaume Seznec. L’enquête. L’inculpation. L’instruction. Le procès. Le bagne. La mort.

Et il a raison d’aborder le sujet ainsi.

Tous ses futurs lecteurs ne connaissent pas l’affaire Seznec.

Ou du moins ce qu’ils en connaissent se résume souvent à une phrase dite et redite : « Il est courageux, le petit-fils de défendre ainsi son grand-père ! »

Et c’est là que le bât blesse.

Parce qu’un petit-fils, il n’y en avait pas qu’un.

Parce que Denis Langlois nous l’avait déjà signalé sur son blog, Bernard Le Her , né en 1943, est le frère aîné de Denis qui est né, lui, le 26 décembre 1946. Mais qu’importe…

L’affaire Seznec, c’est l’affaire du grand blond. Point barre.

Seulement voilà….

Bernard Le Her, un beau jour de janvier 1978, pousse la porte du cabinet de Maître Langlois… Denis Le Her est au courant. Il l’a d’ailleurs aimablement décrit : « Vous verrez, il ressemble à « son » père François Le Her. »

Ces disputes familiales ne sont pas nouvelles. Elles émaillent toute l’affaire. Comme l’auteur nous le rappelle en page 208 :

« Dès ce moment, je comprends que l’affaire Seznec est non seulement une affaire judiciaire et médiatique, mais aussi un conflit familial permanent : Marie-Jeanne contre sa belle-mère, Jeanne Seznec contre ses frères Petit-Guillaume et Albert, Seznec contre son gendre Le Her. Aujourd’hui, les deux petits-fils Le Her l’un contre l’autre. »

On peut comprendre la surprise de l’avocat…

« Mais brusquement se produit un évènement qui, pour moi, va avoir de graves conséquences que je ne peux alors soupçonner. (…)

Le 6 janvier 1978, Bernard Le Her me demande de le recevoir. Il a des informations importantes à me communiquer qu’il ne peut pas confier par téléphone. Je le reçois immédiatement.

(…) Bernard me présente cérémonieusement ses vœux de nouvelle année. Il se plaint de ce que son frère s’empare de l’affaire « au nom de la famille », alors que personne ne l’a désigné. »

C’est que Bernard tient un secret de son oncle Petit-Guillaume, fils aîné de Guillaume Seznec.

Et il le balance ce secret. Oui, juste là. Comme ça.

« Je reste un instant sans voix, dit Denis Langlois, puis je lui demande de m’assurer qu’il ne fait pas de telles déclarations par jalousie vis-à-vis de son frère. Il s’offusque et affirme que son seul souci est la vérité. »

Seulement « verba volant… »… Alors Bernard va avoir l’astucieuse idée d’enregistrer son oncle. A son insu.

Maître Langlois ajoute : « Je n’aime pas beaucoup ce genre de méthode, mais, sonné, je laisse faire. »

Et ce qui fut dit fut fait.

Là, le lecteur, et surtout l’aficionado de l’affaire Seznec a le souffle coupé.

Et les jambes qui vacillent…

Il relit même deux ou trois fois certains passages pour être sûr qu’il n’a pas rêvé.

Denis Langlois, lui, de son côté, vérifie tout ce qu’il peut vérifier. Il y a eu tellement de mensonges dans cette affaire, qu’on n’est jamais trop prudent.

Seulement là, on n’est pas dans le cas d’une hypothèse mais dans celui d’une révélation. Donc on abandonne la conjugaison au conditionnel pour adopter celle à l’indicatif présent.

Quelques pages plus loin, en page 244, pour être précise, on part pour Lencloître. Cette bourgade au sud de Poitiers. Ou une certaine Madame Bataille a vainement tenté de se faire entendre lors des émissions d’Europe 1 de janvier 1979.

Et qui a été censurée par Pierre Bellemare et Denis Seznec.

Elle est si sûre d’elle qu’elle va demander à un avocat, Me Etienne Gouvernel de joindre Me Denis Langlois pour lui remettre ses cahiers.

Là encore, objet de dispute entre les deux frères.

Car notre Madame Bataille est futée…. Et elle a fini par trouver les coordonnées de Bernard Le Her. Qu’elle va joindre. Et qui, lui, va l’écouter.

Il va même aller jusqu’à faire creuser à l’endroit qu’elle indique… En Bretagne !

Seulement il y a un hic. Bernard a fait tout cela sans la permission de Denis Le Her. Pour trancher le tout, les deux frères demandent à leur avocat de les accompagner à Sancergues le 17 janvier 1986.

Le retour sera apocalyptique.

Denis hurle.

En réponse à Bernard qui tente : « J’ai autant de droits que toi ! »,

Denis hurle : « Non, c’est moi qui ai été désigné par grand-père, je suis son filleul et puis maman m’a chargé de la révision ! Tu n’avais pas le droit ! C’est moi ! »

Ambiance.

On connaît la suite…

Complètement hors de contrôle, Denis Le Her, devenu Denis Seznec, va passer à la vitesse supérieure pour être adulé par les médias. Qui tomberont dans le piège. Sans aucun état d’âme.

Vous êtes déçus ?

Vous n’imaginiez quand même pas que j’allais d’une part vous révéler le secret de famille et d’autre part vous en raconter plus sur Madame Bataille.

Car tout ça, et bien tout ça, c’est à lire dans le livre de Maître Denis Langlois « Pour en finir avec l’affaire Seznec ».

Livre publié aux Editions de la Différence.

A paraître le jeudi 12 février 2015.

Livre dont vous ne vous priverez pas, n’est-ce pas ?

Parce que, pour trouver douceur et paix dans toute cette tourmente, c’est du vrai travail d’artiste.



Liliane Langellier http://blogs.mediapart.fr/blog/nightingale/120215/pour-en-finir-avec-laffaire-seznec-de-denis-langlois

https://www.actualitte.com/tribunes/l-affaire-seznec-rebondit-par-denis-langlois-2297.htm
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Re: Guillaume Seznec

Message par Admin le Ven 17 Avr - 18:09

L'Affaire Seznec : les protagonistes

La famille de Guillaume Seznec

La mère de Guillaume Seznec, Marie-Anne Colin, a 75 ans au moment des faits. Elle ne doute pas un instant de l'innocence de son fils. A la mort de l'épouse de Guillaume Seznec, âgée de 82 ans, elle poursuit le combat pour la révision du procès. Elle meurt en 1935, sans revoir son fils.

La famille de Guillaume Seznec Guillaume Seznec épouse le 18 juillet 1906 Marie-Jeanne Marc. Au début de l'Affaire, le couple a 4 enfants (de gauche à droite) :
•Albert, 9 ans
Il est retrouvé mort dans son appartement en avril 1965, dans des circonstances qui permettent de douter qu'il s'agit d'un accident.
•Marie, 15 ans
Elle entre chez les Carmélites avec l'espoir d'aller soigner les bagnards lépreux dans les îles et ainsi se rapprocher de son père. Elle meurt en 1930, à l'âge de 21 ans, de tuberculose aggravée par une vie de privations et sacrifices.
•Guillaume, 13 ans
•Jeanne, 11 ans,
Elle épouse plus tard François Le Her, principal témoin de la défense de Guillaume Seznec. A la mort de sa grand-mère, elle prend la suite du combat à la quête de la vérité.
Elle meurt à Paris le 15 avril 1994 et est enterrée à Plomodiern, aux côtés de son père et de sa grand-mère.

Marie-Jeanne s'épuise à défendre Guillaume Seznec alors au bagne. Gravement malade et vivant dans la misère, elle meurt à l'hôpital en 1931, sans revoir son cher époux.



Un lien concernant ce point :

http://www.bretagnenet.com/strobinet/seznec/prota.htm#Famille


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Re: Guillaume Seznec

Message par Admin le Ven 17 Avr - 18:15

L'Affaire Seznec : Traou-Nez

Géographie

Traou-Nez est situé sur le territoire de la commune de Plourivo, dans les Côtes d'Armor, à proximité de Paimpol.

C'est un domaine d'environ 90 hectares, au sein d'un des plus grands massifs forestiers du nord Bretagne : le massif de Penhoat-Lancerf. Le manoir domine l'estuaire du Trieux, rivière soumise à marée (aber) : la mer y pénètre et s'y retire deux fois par jour.

L'accès à la propriété est difficile : il faut emprunter un long chemin étroit, sinueux et escarpé. Le manoir est isolé : par ce chemin, la maison la plus proche est située à environ 5 kilomètres (Penhoat).
Le village de Lancerf (où Alain Barbe Torte aurait vaincu les Normands) n'est qu'à un kilomètre, par la mer ou par la voie ferrée qui passe dans la propriété et longe le Trieux.

Au début de l'Affaire Seznec, Traou-Nez appartient à Pierre Quemeneur. Guillaume Seznec s'est engagé à l'acheter : les deux hommes ont signé une promesse de vente.

Aujourd'hui les rives du Trieux forment un site protégé. Le massif forestier et la propriété appartiennent au Conservatoire National du Littoral.



La Marie-Ernestine



En 1996, le fils de l'adjudant de gendarmerie qui a dirigé en 1953 des fouilles à Traou-Nez, retrouve des photographies d'un crâne. Où est passé le procès-verbal 674 qui relate ces investigations ?

Bien sûr, aucun de ces témoignages n'est retenu par les enquêteurs, et ces informations sont tenues secrètes de l'inculpé et de ses défenseurs.

http://www.bretagnenet.com/strobinet/seznec/traounez.htm

La Marie-Ernestine est une gabare de Pontrieux. Fin mai 1923, elle drague du sable dans le Trieux. Elle attend la marée à la hauteur de Traou-Nez. La propriété est éclairée. L'équipage est surpris d'y voir du monde : Pierre Quemeneur n'y vient que peu souvent. Y fête-t-on les noces de la fille du gardien de la propriété ?

Manoir de Traou-Nez Vers une heure du matin, les hommes d'équipage entendent des coups de feu à plusieurs reprises. Du manoir, ils sont interpellés par une femme accompagnée d'hommes. Mais ils ne répondent pas : mieux vaut ne pas se mêler des affaires des autres. Ils n'en parlent pas non plus jusqu'à ce que le procès s'ouvre.

Au café, à Pontrieux, les langues se délient. On les incite à aller voir la justice.
Ils font leur déclaration au juge Hervé, juge de Paix à Pontrieux. Il mène l'enquête, se rend sur les lieux et transmet son rapport à son supérieur hiérarchique.
Le Conseiller Pierre Quemeneur a-t-il été tué à Traou-Nez ? Cette piste, tardive et peut-être gênante, n'est pas suivie par les juges chargés de l'Affaire Seznec. Il n'y est pas fait allusion durant le procès.

Le juge Hervé quitte la magistrature en 1930.
L'année suivante, il s'intéresse de nouveau au dossier. Il fixe avec précision la date où les coups de feu ont été entendus : dans la nuit du 27 au 28 mai 1923, soit deux jours après la disparition de Pierre Quemeneur, alors que Guillaume Seznec est sur la route du retour. Ce ne peut donc être lui l'assassin !

Le juge Hervé s'accroche à la piste de Plourivo, entame un long combat. On découvre par la suite :
•Plusieurs balles sont retrouvées dans une porte et un portail de la propriété.
•Une enfant de 9 ans, qui participait aux noces de la fille du gardien de la propriété, voit un homme en chemise s'enfuir, courir vers les berges du Trieux. Peu après, 4 ou 5 coups de feux sont tirés.
•Un homme s'est fait conduire en voiture le 27 mai de la gare de Guingamp à Traou-Nez où les coups de feu ont été entendus durant la nuit suivante. Est-ce Pierre Quemeneur ?
•Les propriétaires de Traou-Nez affirment qu'une femme, vêtue de noir, reconnue comme étant une des soeurs de Pierre Quemeneur, est venue pendant des années déposer une gerbe de fleurs et se recueillir dans la propriété à chaque Toussaint.



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Re: Guillaume Seznec

Message par Admin le Ven 17 Avr - 18:23

L'Affaire Seznec : Le voyage

http://www.bretagnenet.com/strobinet/seznec/voyage.htm

............................................................................................................................

Le procès

http://www.bretagnenet.com/strobinet/seznec/proces.htm

.................................................................................................................

A la manière des gwerziou,
les Tri Yann nous relatent le déroulement
du procès de Guillaume Seznec
par la Cour d'Assises de Quimper.

Avec fidélité et détails.

Chilaouet !
Ecoutez !

La chanson

http://www.bretagnenet.com/strobinet/seznec/proces.htm#Chanson







Les Tri Yann ont consacré six titres de leur album Portraits à l'Affaire Seznec.


L'Affaire Seznec autour des titres de cet album :

Ajoutée le 18 févr. 2014
"Portraits" est le 10e album du groupe Tri Yann sorti en 1995.
Les 6 dernières chansons de l'album racontent l'histoire de l'affaire Guillaume Seznec et marque un plaidoyer engagé en faveur de sa réhabilitation (Il figure sur la pochette de l'album).
Les 6 chansons sont les suivantes :
Le Voyage
Le Procès
L'Adieu
Le Bagne
La Délivrance
Seznec est innocent !
Musique
"Le procès" de Tri Yann (Google Play • iTunes)

https://youtu.be/_V_0cA99PQQ


http://www.bretagnenet.com/strobinet/seznec/seznec1.htm


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Re: Guillaume Seznec

Message par Admin le Ven 17 Avr - 18:28

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Re: Guillaume Seznec

Message par Admin le Ven 17 Avr - 18:32

Affaire Seznec : Et ils creusèrent à Plourivo...



http://piste.de.lormaye.over-blog.com/2015/03/affaire-seznec-et-ils-creuserent-a-plourivo.html

Non loin de la propriété de Quéméneur, une estivante trouve enfouis dans le sable, un crâne et un fémur qui se sont volatilisés avant l'arrivée des gendarmes. Or, depuis l'affaire Seznec, aucune disparition n'a été signalée dans la région.

Saint-Brieuc, 28. Découvrir des ossements humains enfouis dans le sable d'une plage n'est pas une aventure ordinaire. Mais le faire dans une commune où aucune disparition n'a été signalée depuis l'affaire Seznec, et à quelques centaines de mètres de la propriété qui appartenait à Quéméneur, voilà qui fait naître dans des esprits qui se passionnent pour une énigme policière restée sans solution, des hypothèses tentantes.



Hâtons-nous de dire qu'il ne s'agit dans l'état actuel des choses que de suppositions, que les faits eux-mêmes sont difficiles à serrer de près... et que la pièce à conviction principale, fait troublant, a disparu très mystérieusement.

Voici les faits, tels que nous avons pu les reconstituer d'après les témoignages des principaux acteurs. Ils se déroulent dans le sauvage vallon rocailleux au bord duquel est suspendu le château de La Roche-Jagu, à Coatermit, à 1.200 mètres du manoir de Traou-Nez en Plourivo.

A Coatermit, un camp de vacances abritait jusqu'à dimanche dernier un groupe de jeunes gens.

Le 19 août dernier (ndlr Pour ceux qui aiment la numérologie, je rappelle que notre Pierrot est né un 19 août !!!) Mme Brunet, femme du directeur du camp, ramassait des palourdes le long de la grève au bord du Trieux, quand elle rencontra sous ses doigts, dans le sable, un crâne humain. Un peu plus loin se trouvait un fémur. Sans attacher d'importance à sa découverte, dit-elle, elle déposa les ossements sur la berge.

Le lundi suivant, 21 août, M. Georges Barbier, instituteur à Salouel-par-Saleux (Somme), qui passait ses vacances non loin de Coatermit, aperçut à son tour les ossements. Il s'y intéressa et donna à son petit-fils une leçon d'anatomie.

Nous avons réussi à le joindre avant son départ et il a pu nous faire une description très exacte des ossements. Le crâne, très propre, ne portait plus que la moitié de la mâchoire supérieure et la mâchoire inférieure avait disparu. La mâchoire supérieure ne portait plus aucune dent.

Le jeudi suivant, l'instituteur et sa nièce se promenaient sur l'autre versant du Trieux, au petit embarcadère de la Roche Jagu, et il montra à l'enfant, sur l'autre rive, le crâne qu'il avait examiné.

Au camp de vacances de Coatermit, la découverte n'avait pas fait sensation et on n'en reparla que dimache dernier à l'occasion de l'arrivée de Mme et M. Mazier, député des Côtes du Nord, organisateur du séjour.

Lundi midi, Mme Mazier, alerta la gendarmerie de Paimpol. Dès le début de l'après-midi, l'adjudant Le Petitcorps, chef de brigade, accompagné du docteur Fauvel, de Plourivo, et de M.Guyot, secrétaire de mairie de cette commune, se rendaient sur place. Le camp étant désert, ils invitèrent M. Barbier à les conduire jusqu'au lieu de la découverte. Lorsqu'ils arrivèrent sur la berge, le crâne et le fémur avaient disparu.

Enquête difficile

L'adjudant Le Petitcorps a bien voulu nous communiquer les premiers résultats de son enquête. Il est impossible pour l'instant de retrouver les ossements.

Les premiers interrogatoires s'avèrent difficiles, Mme Brunet étant en voyage pour une longue période et tous les pensionnaires du camp de Coatermit, ainsi que leur moniteur, ayant regagné leurs foyers.

Les enquêteurs prenant l'affaire par un autre côté, ont cherché si, dans la région, des disparitions étaient restées sans explication.

Pas de disparition depuis plus de 30 ans

Or, les résultats de l'enquête sont formels : pas plus avant la guerre que pendant l'occupation, on n'a signalé de disparus, ou de noyés dans le Trieux, dont les corps n'aient été retrouvés à plus ou moins brève échéance.

De l'avis de personnes autorisées comme Mme Guillou, conseillère municipale de Plourivo et habitant le pays depuis toujours, on n'a enregistré aucune disparition dans la région depuis plus de 30 ans.

Le nom de Quéméneur dans touters les bouches

Par contre, le nom de Louis Quéméneur est sur toutes les bouches. Pour la population du Trieux, Quéméneur c'est le propriétaire du manoir du Traou-Nez, c'est aussi l'affaire Seznec, c'est encore le mystère qui plane sur le "crime sans cadavre".

La gendarmerie de Paimpol, il y a quelques mois, eut à instrumenter dans la région afin de rechercher le chauffeur de taxi qui avait conduit Quéméneur de Guingamp à son manoir.

Que se passe-t-il à Plourivo en mai 1923 ?

Le manoir de Traou-Nez se trouve sur la rive droite du Trieux, 1 km 200 en aval de la pointe de Coatermit. On l'appelle aujourd'hui encore dans le pays, le château de Louis Quéméneur.

Abordons les faits qui se situent au lendemain de la disparition du conseiller général de Sizun.

Selon le juge Hervé, c'est dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 mai 1923 que furent tirés des coups de revolver dans la propriété de Traou-Nez.

Les coups de feu avaient été entendu par un groupe de marins de la gabarre "Marie-Ernestine". Certains d'entre eux habitent encore au bord de la rivière à Goasvinic. Cette nuit-là, la mer était haute et le marin Pierre Malpot ajoutera : "La marée commençait à descendre. Il n'y avait qu'une lumière au château, en haut et à gauche, et aussitôt après le deuxième coup de feu, la lumière fut éteinte".

Le sable de mer dans le portefeuille de Quéméneur

Rappelons que le carnet de Pierre Quéméneur et son portefeuille qui furent retrouvés dans la valise déposée à la gare du Havre par un mystérieux voyageur, contenaient du sable de mer.

- Etait-ce du sable du Trieux ? questionne le juge Hervé.

Et sa conviction est faite : ce n'est pas à Houdan, mais sur les bords du Trieux que fut tué le conseiller général de Sizun, près de ce manoir de Traou-Nez qu'il venait de vendre à son ami Seznec.

On dira bien sûr qu'il ne faut pas précipiter ainsi des rapprochements que trop de souvenirs aimeraient imposer. Mais en retraçant le procès de Quimper et ses lendemains, en compulsant le dossier énorme où chaque argkument se heurte à un autre qui le contredit, on ne peut s'empêcher de se laisser ébranler par une hypothèse séduisante.

Jean Hardé.



4/ Les fouilles de novembre 1953

On va reprendre Le Télégramme du 30 novembre 1953, cité en page 37 du livre de Daniel Le Petitcorps :

"Contrairement à ce qu'on attendait, le commissaire Gillard décida de fouiller non pas la partie de la propriété désignée par le radiésiste Pogeras sur le plan confié à Jeanne Le Her, mais un endroit situé au sud-ouest du vieux manoir, endroit qu'avait indiqué Seznec lui-même au cours d'une conversation avec le commissaire de la P.J. dans la journée de vendredi (à l'hôpital de La Pitié à Paris).

Si nous nous sommes intéressés à l'affaire, nous a déclaré le commissaire Gillard, c'est que dans les déclarations de Seznec se trouvaient des précisions vraiment troublantes quant à la description des lieux. Il nous a cité des noms, il fait état du "rêve" au cours duquel sa fille Marie, la petite religieuse de Jersey, vint, selon lui, désigner l'emplacement du cadavre, mais il a également cité des faits en apparence logiques. Le mélange de son "rêve" et de ce qu'il a vécu il y a trente ans formait un ensemble que nous ne pouvions pas négliger. Je souhaite aboutir, ajouta le commissaire Gillard, et entreprendre ensuite l'enquête devant amener la révision du procès Seznec, si elle doit être entreprise."

"Dans le même temps, les terrassiers donnaient les premiers coups de pioche dans le terrain situé en contrebas du puisard construit en pierres et en briques que Seznec avait mentionné. Après deux heures de travail sous les yeux des journalistes et des cameramen de Pathé-actualités, apparut une canalisation en grès enfouie sous environ 50 centimètres de terre, canalisation dont Seznec avait également parlé.

Ce point devait d'ailleurs impressionné le commissaire Gillard; étant donné qu'il était à peu près certain que Seznec ne pouvait pas avoir eu, d'une façon normale, connaissance de l'existence de ce tuyau de grès. La part du rêve était-elle donc plus grande qu'on ne voulait le croire ?

On eut une émotion lorsque l'un des terrassiers releva la tête en déclarant : "il y a une dalle en ciment ici."

Mais il ne s'agissait en réalité que d'un puisard de sécurité, comme il doit en exiter plusieurs au long de la canalisation. Au fil des heures, les espoirs des enquêteurs et des assistants s'amenuisaient singulièrement.

Jeanne Le Her, pendant ce temps, stationnait non pas près du lieu des travaux, mais à l'endroit, situé à environ deux cent mètres plus bas, où le chemin menant au manoir forme un fer à cheval.

"Ils ne trouveront rien là-haut ! disait-elle, c'est ici le lieu que m'a désigné le radiesthésiste. Je resterai là jusqu'à ce qu'on y ait entrepris des fouilles !"

La nuit tombait sur Traou-Nez, trouée seulement par les éclairs de flash des reporters photographes.

Il fallut en arriver à l'évidence, le trou creusé par les terrassiers, un trou long de 8 mètres environ, large de 2 m 50 et de près de 70 cm de profondeur, ne recelait pas le cadavre de Quéméneur. Le commissaire Gillard décida alors - afin, nous dit-il, qu'on ne vienne pas prétendre que la police n'a pas voulu faire des recherches à l'endroit que désigne Jeanne Le Her - que le dimanche matin, à 8 h 30, les terrassiers piocheraient sur l'emplacement en question.

De retour à Paimpol, où elle séjournait, ainsi que la plupart des journalistes Jeanne Le Her passa la soirée dans un état d'esprit des plus optimistes.

"Je savais, nous a-t-elle dit, qu'on ne retrouverait rien là où l'on a cherché. Mais vous verrez que demain on découvrira le corps !"

Dimanche 29 novembre 1953

"Hélas ! Lorsque le commissaire Gillard vint, avec les terrassiers, à l'endroit situé près du chemin en fer à cheval, l'un de ces derniers, M. Poulen, qui est âgé d'une soixantaine d'années, devait faire une déclaration qui a eu une influence capitale sur la décision du commissaire :

Ce n'est pas possible qu'on ait là un cadavre, déclara M. Poulen. Pensez donc cet endroit était autrefois un petit chemin aboutissant au manoir, chemin que bordait une verte prairie."

Le commissaire, revenant sur sa décision de la veille au soir, décida alors qu'il n'y avait pas lieu de creuser à l'endroit près duquel Jeanne Le Her stationnait, le coeur empli d'espérance.

Cette nouvelle fit sur la fille de Seznec l'effet d'un coup de matraque. Pâle comme une morte, les traits creusés par la fatigue, elle restait debout, comme pétrifiée. La menant à l'écart, le commissaire Gillard lui déclara que les instructions qu'il avait reçues et qui étaient basées sur les propres déclarations de Seznec lui-même ne lui permettaient pas de poursuivre les recherches. "Il est invraisemblable, vous venez d'entendre pourquoi, qu'on ait déposé là le corps de Quéméneur. Et puis, ajouta-t-il, mes crédits sont limités"

Le commissaire s'étant éloigné, tous les journalistes virent alors Jeanne Le Her s'emparer d'une lourde barre à mine et tenter de creuser elle-même le sol.

Cette femme farouchement décidée à poursuivre jusqu'au bout l'éxécution de son idée, faisant preuve d'un courage et d'une foi admirables, dut bientôt s'avouer vaincue par la fatigue. Ce travail de force était au-dessus de ses possibilités.

D'ailleurs le commissaire Gillard lui fit savoir peu après qu'il s'opposait à la continuation des fouilles...

C'est bon, déclara Jeanne Seznec, je respecte la loi. Je vais demander l'autorisation... Cependant, sur l'initiative d'un marin de commerce, M. Henri Connan de Paimpol, un Rennais, M. Jean-Claude Kerguillec était descendu à l'intérieur de la fontaine de pierre et de briques qu'il entreprit de curer, afin de vérifier s'il n'existait pas une dalle de fond pouvant masquer le corps de Quéméneur. Mais son travail démontra que le fond du puisard était parfaitement normal."



Le commissaire Gillard, accompagné de ses inspecteurs, regagne la Capitale....

"On murmure alors à Plourivo que Jeanne Seznec, aurait pour projet de revenir prochainement à Traou-Nez, accompagnée de son père convalescent, et d'un radiesthésiste du nom de Logeras, pour y reprendre les fouilles, grâce au financement d'un grand journal parisien."



Et, là, on retrouve les travers de Jeanne Le Her.... Le recours perpétuel au paranormal... Et la vente aux médias de la moindre découverte...



On va effectivement amener un Guillaume Seznec, plutôt faiblard, le samedi 5 décembre 1953 à Traou-Nez. Au milieu d'une incroyable foule de curieux et de journalistes... Sans aucun résultat.

Sur le blog de Me Denis Langlois, on peut lire :

Des fouilles officieuses reprennent. Le 5 décembre 1953, Guillaume Seznec, sorti de l’hôpital, est conduit à Plourivo par le directeur de l’hebdomadaire "Radar", concurrent à l’époque de "Paris-Match". Une foule considérable est présente sur les lieux. Mais Seznec, épuisé, est incapable de descendre de la voiture. Le commissaire Gillard l’interroge, il tient des propos incohérents, ce qui amène cette fois l’arrêt définitif des fouilles de Plourivo.



Si ça c'est pas de l'obsession....

Mais pour être obsédée ainsi, Jeanne n'avait-elle pas reçu des confidences de son père ?

Qui aurait (très conditionnel) pu enterrer les restes de Pierrot à Traou-Nez avec ce fada de juge Hervé.

#jeposequestion



(1) Samuel Rivoal

Samuel Rivoal junior tenait la ferme de Traou-Nez avec son épouse. Il était âge de 32 ans ; il succédait à Jean Tanguy, cultivateur au Danot, en Plourivo. Tanguy évoque la mort de Rivoal (in DLP en page 56) :

"Samuel Rivoal fut trouvé dans un état comateux, dans un jardinet, sur la nationale 786, au lieu-dit "Halte-là", près du carrefour de Lanloup. A cette époque, il n'était plus locataire de Traou-Nez, qu'il avait quitté en 1947, à la St-Michel, pour exploiter une petite ferme à Kerlou, en Plouézec.

En novembre 1949, un dimanche, Samuel Rivoal quitte sa femme pour aller acheter des pommes dans la région de Plouha. Il fera le voyage à bicyclette. Dans la soirée de cette journée, il sera vu au "Dernier Sou", café proche de Plouha. Puis dans la nuit, vers 3 heures du matin, la tenancière du café "Halte-là" en Lanloup, entendra frapper à sa porte. Comme il est tard, elle n'ouvrira pas. Mais, au matin, elle remarquera contre sa porte une bicyclette, dont la chaîne a sauté, mais on ignore ce qu'est devenu Rivoal. Celui-ci ne sera retrouvé que le mardi matin, à l'aube, dans un jardin, sans connaissance.

Jean Tanguy, qui a été alerté, est sur les lieux. Il remarque que le sol est couvert de rosée ; par contre, fait étrange, les vêtements de son cousin sont parfaitement secs. Rivoal est aussitôt transporté à l'hôpital de St-Brieuc, où il meurt dans la soirée. Il n'a pu faire aucune déclaration.

La gendarmerie, puis la police judiciaire mènent une enquête. Elle ne donne aucun résultat. Le crime, s'il existe, est demeuré impuni.

M. François André (son ami, marchand de bestiaux), déclarera :

"Rivoal était champion de Bretagne de lutte Bretonne ; si on l'a tué, il a fallu se mettre à plusieurs."

in Le Télégramme du 4 novembre 1953 :

Pourquoi aurait-on tué Rivoal ?

"Chercher le mobile du crime, c'est dit-on faire dix pas vers l'assassin, mais ce n'est pas avec l'aide des habitants de Plourivo qu'on pourra faire autant de chemin. La plus grande discrétion entoure ce second drame, dont on sait qu'il n'est pas sans rapport avec celui de Traou-Nez. On nous a en effet déclaré que Rivoal avait certainement connaissance de l'existence d'une dalle au manoir de Traou-Nez.

Mieux encore : dès le début de son installation au manoir, il aurait tenté de la manipuler en compagnie d'un ami Paimpolais dont on tait le noom ; mais qui vit toujours ; la dalle schisteuse, d'un poids considérable, ne pouvant être aisément remuée, aurait été laissée à sa place.

Pourquoi Rivoal voulait-il soulever la dalle ? Il ignorait parfaitement le secret qu'elle recelait et que Seznec vient de révéler. Il désirait tout simplement la transporter à quelques mètres de là pour en faire une pierre de lavoir."



Liliane Langellier



P.S. Pourquoi Daniel Le Petitcorps s'est-il intéressé à Traou-Nez ???

On va aller lire ça chez Bernez Rouz en page 178 :

"En 1996, Daniel Lepetitcorps découvre les photos d'un crâne dans les archives de son père gendarme. Ces photos concernent la découverte d'ossements en 1951 par les enfants d'une colonie de vacances. Ceux-ci jetèrent leur trouvaille dans une lande en contrebas de la voie ferrée, non loin de Traou-Nez. Ce crâne a été photographié par la gendarmerie, mais le procès-verbal a disparu. A l'époque des fouilles, le commissaire Gillard s'était rendu sur les lieux où se trouvaient ces ossements et jugea la découverte sans intérêt. Dans le climat de l'époque, certains sont persuadés qu'il pourrait s'agir de reste du squelette de Pierre Quéméneur. Mais comment le vérifier aujourd'hui ? Le crâne a disparu, la photo est imprécise, et surtout le procès-verbal qui l'accompagnait est introuvable dans les archives de la gendarmerie. Les partisans de l'innocence de Seznec y voient une fois de plus la volonté de pouvoirs occultes de dissimuler des pièces de ce qu'ils appellent une affaire d'Etat. Daniel Lepetitcorps, fils du gendarme qui dirigea les recherches, a fait le point sur cette affaire dans un livre publié en 2003."

Fermez le ban.


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Re: Guillaume Seznec

Message par Admin le Ven 22 Mai - 21:29

Affaire Seznec : demande d'investigations sur un possible lieu d'ensevelissement de Quémeneur

L'ancien avocat de la famille de Guillaume Seznec, Denis Langlois, demande à la justice de procéder à des investigations sur un des lieux possibles de la mort et de l'ensevelissement du corps jamais retrouvé de Pierre Quémeneur, dans la maison où vivait à l'époque la famille Seznec à Morlaix.

T.P. avec AFP
Publié le 22/05/2015 | 20:25, mis à jour le 22/05/2015 | 20:25


Denis Langlois a indiqué vendredi à l'AFP avoir demandé au procureur de la République de Brest de faire procéder par la police à des investigations sur place. Si, après le drame, des perquisitions ont été menées au domicile de Guillaume Seznec, des fouilles n'y ont jamais été effectuées, les enquêteurs concentrant leurs recherches sur la région parisienne vers laquelle Seznec et Quémeneur étaient partis ensemble en voiture avant la disparition de ce dernier en 1923.

Concernant de telles investigations, Denis Langlois souligne "qu'il existe aujourd'hui des moyens modernes de détection, notamment des radars géologiques, permettant de savoir ce qui se trouve dans les différentes couches du sol sans être obligé de procéder immédiatement à des fouilles". La gendarmerie dispose de ce type de matériel qu'elle utilise régulièrement, assure-t-il.

La maison toujours debout

La maison où vivait la famille Seznec à l'époque des faits existe toujours et a subi peu de modifications. De telles investigations "peuvent être un moyen de parvenir enfin, un siècle après, à la vérité dans cette énigme judiciaire", considère Denis Langlois.

Contacté par l'AFP en début de semaine, le procureur de Brest n'avait pas encore répondu vendredi.

La thèse d'un accident


Dans un ouvrage paru en début d'année, "Pour en finir avec l'affaire Seznec", Denis Langlois
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/02/12/un-pave-dans-l-affaire-seznec-654245.html

révèle un témoignage inédit d'un des enfants du couple Seznec, âgé de 11 ans au moment des faits. Enregistré en 1978 par l'un de ses neveux, cet homme raconte avoir vu le corps de Quémeneur gisant dans la maison familiale en l'absence de son père. Le conseiller général du Finistère, en affaires avec Seznec, avait-il glissé sur le plancher, ou Mme Seznec l'avait-elle frappé, provoquant sa chute, en repoussant les avances de ce notable célibataire? Pour Denis Langlois, l'explication de Petit-Guillaume est "la thèse la plus vraisemblable, la moins en contradiction avec les éléments du dossier". Et le corps jamais retrouvé de Quémeneur pourrait donc également avoir été enseveli sur place.

Guillaume Seznec, qui n'a jamais avoué, a été condamné en 1924 au bagne à perpétuité. Depuis, les 14 demandes en révision du procès ont été rejetées, la dernière en 2006.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/05/22/affaire-seznec-demande-d-investigations-sur-un-possible-lieu-d-ensevelissement-de-quemeneur-730579.html
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Re: Guillaume Seznec

Message par Admin le Sam 23 Mai - 21:43

Affaire Seznec. Et si Quémeneur était enseveli à Morlaix ?
23 mai 2015 à 10h37

VIDEO ICI / http://www.letelegramme.fr/bretagne/affaire-seznec-et-si-quemeneur-etait-enseveli-a-morlaix-23-05-2015-10639444.php


De passage à Morlaix où il dédicace ce samedi son ouvrage Pour en finir avec l'affaire Seznec, l'ancien avocat de la famille de Guillaume Seznec veut relancer l'affaire. Il demande au procureur de Brest de procéder à des analyses du sous-sol de la maison morlaisienne où vivait à l'époque la famille Seznec. Il s'agit d'un des lieux possibles de la mort et de l'ensevelissement du corps jamais retrouvé de Pierre Quémeneur. > Tous nos articles sur une énigme judiciaire En 1924, Guillaume Seznec est condamné aux travaux forcés à vie pour le meurtre d’un conseiller général, Pierre Quémeneur. Mais le procès laisse tant de zones d'ombres qu'un siècle plus tard, cette affaire reste une énigme. La maison des Seznec, lieu du drame ? Une certitude. Aucune fouille n'a jamais été effectuée dans la maison occupée par les Seznec à Morlaix. Or, cette maison est toujours debout et a subi, comme le montrent ces clichés peu de modifications.



Pour Denis Langlois, avocat de la famille de 1976 à 1990, "de telles investigations peuvent être un moyen de parvenir enfin, un siècle après, à la vérité dans cette énigme judiciaire". D'où sa démarche auprès du Parquet de Brest, qui n'a pas encore fait connaitre sa position.




Le témoignage d'un des enfants Seznec

Dans son ouvrage paru en début d'année, "Pour en finir avec l'affaire Seznec", l'avocat révèle un témoignage inédit d'un des enfants du couple Seznec, âgé de 11 ans au moment des faits. Enregistré en 1978 par l'un de ses neveux, cet homme raconte avoir vu le corps de Quémeneur gisant dans la maison familiale en l'absence de son père.

L'hypothèse d'une chute

Le conseiller général du Finistère, en affaires avec Seznec, aurait-il glissé sur le plancher, ou Mme Seznec l'aurait-elle frappé, provoquant sa chute, en repoussant les avances de ce notable célibataire ? Pour Denis Langlois, l'explication de Petit-Guillaume est "la thèse la plus vraisemblable, la moins en contradiction avec les éléments du dossier". Et le corps jamais retrouvé de Quémeneur pourrait donc également avoir été enseveli sur place.

14 demandes de révision du procès

En 1924, à l'issue d'un procès captivant, Guillaume Seznec est condamné aux travaux forcés à vie pour le meurtre de Pierre Quemeneur. Il sera gracié par le général de Gaulle après 23 années passées au bagne de Cayenne, en Guyane. Guillaume Seznec n'a jamais avoué et depuis, les 14 demandes en révision du procès ont été rejetées, la dernière en 2006.

VIDEO ICI

http://www.letelegramme.fr/bretagne/affaire-seznec-et-si-quemeneur-etait-enseveli-a-morlaix-23-05-2015-10639444.php
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Re: Guillaume Seznec

Message par Admin le Dim 6 Mai - 21:56

06.05.2018  Affaire Seznec.https://www.ouest-france.fr/faits-divers/affaire-seznec/ Pierre Quéméneur serait mort en chutant


C’est la version qu'ont relaté, ce 6 mai, dans le magazine « 19 h le dimanche » sur France 2, deux des petits-fils de Guillaume Seznec. Ce dernier avait été condamné, en 1924, au bagne à vie pour avoir tué Pierre Quéméneur, conseiller général du Finistère. Selon les deux petits-fils, l’élu aurait fait une mauvaise chute alors qu’il faisait des avances à la femme de Guillaume Seznec.

L’affaire Seznec approche-t-elle de son dénouement ou n’est-ce qu’un énième rebondissement ? Ce soir, à 19h sur France 2, deux des petits-fils de Guillaume Seznec, Jean-Yves et Gabriel Seznec, ont témoigné sur ce qu’ils savent à propos de la mort du conseiller général, Pierre Quéméneur, en mai 1923.https://www.ouest-france.fr/faits-divers/affaire-seznec/affaire-seznec-les-troublantes-revelations-des-petits-fils-de-guillaume-seznec-5744279

Cette vérité, ils la tiennent de leur père, « Petit Guillaume », l’un des enfants de Guillaume et Marie-Jeanne Seznec. « Petit-Guillaume » aurait été l’un des témoins de la mort accidentelle du conseiller général finistérien.

Mais avant les journalistes de France 2, une ancienne journaliste, passionnée par l’affaire à laquelle elle consacre un blog, Liliane Langellier http://seznecinvestigation.over-blog.com/2018/04/l-affaire-seznec-revisitee-par-liliane-langellier.htmlavait déjà rencontré Jean-Yves et Gabriel Seznec, le 26 mars dernier, durant plusieurs heures. Elle avait résumé leur récit sur son blog. Voici donc leur version qui, elle aussi, innocente Guillaume Seznec du meurtre de Pierre Quéméneur.

Retour à Morlaix


Le 25 mai 1923, Guillaume Seznec, 45 ans, et Pierre Quemeneur, 46 ans, quittent Rennes en Cadillac pour Paris.https://www.ouest-france.fr/societe/justice/affaire-seznec-chronologie-d-une-affaire-sans-cadavre-5584527 Les deux hommes ont rendez-vous avec un certain Gherdi et souhaitent lui vendre la voiture. Et après cela, pourquoi pas, d’autres Cadillac que l’armée américaine avait laissées en France, à l’issue de la Grande Guerre, en 1918.

En chemin, la Cadillac tombe en panne à plusieurs reprises : à Dreux notamment, puis à Houdan. Les deux hommes, fatigués, ne semblent plus d’accord sur la manière de poursuivre leur périple. On ne les reverra plus ensemble.

Le 25 mai au soir, Quéméneur aurait pris un train pour Paris… Seznec, lui, aurait fait demi-tour et serait retourné à Morlaix pour faire réparer sa voiture.

Le 26 mai, Pierre Quéméneur est à Paris. Un dénommé François Le Her, Finistérien lui aussi et ayant déjà croisé le conseiller général, affirma (début 1924) avoir parlé en breton à l’élu, à Paris, ce jour-là. Mais les policiers et le juge d’instruction considéreront ce témoin peu crédible.
Il tombe sur l’accoudoir…

Le 27 mai, tôt le matin, Pierre Quéméneur arrive à Morlaix où les Seznec possèdent la maison de Traon-ar-Velin. Et où se rend l’élu « parce que Marie-Jeanne lui a tapé dans l’œil », écrit Liliane Langellier. Il se doute que Guillaume Seznec n’est pas encore rentré de la région parisienne.

« Marie-Jeanne, toujours accorte, l’accueille. Mais, quand il devient pressant, les choses se gâtent. Surprise, elle se débat. Elle crie… Lève la main… Décontenancé, Pierre recule… et rate la petite marche qui sépare les deux pièces. Il bascule. Et va s’éclater le crâne sur l’accoudoir du lourd fauteuil breton. Il est mort », poursuit Liliane Langellier, rapportant les propos de deux petits-fils.

C’est à cet instant que « Petit Guillaume » aurait passé la tête par la fenêtre et aurait vu le corps du conseiller général. La bonne, Angèle Labigou, était aussi présente sur place.

C’est donc une version un peu différente de celle présentée depuis quelques années par Denis Langlois, https://www.ouest-france.fr/societe/justice/affaire-seznec-lepouse-seznec-t-elle-tue-quemeneur-3187245 l’ancien avocat de la famille Seznec : selon celui-ci, Marie-Jeanne se serait défendue des avances de Pierre Quéméneur en le frappant avec un objet lourd tel qu’un chandelier. Une version qui avait débouché, en février, à des fouilles dans un cellier jouxtant l’ancienne propriété des Seznec, à Morlaix. En vain.https://www.ouest-france.fr/faits-divers/affaire-seznec/affaire-seznec-le-parquet-de-brest-confirme-l-origine-animale-des-os-5597036


Ils font serment de ne rien dire

Guillaume Seznec, lui, arrive quelques heures plus tard. Il aurait fait jurer à ces quatre personnes de ne jamais révéler ce qui venait de se passer. Avec un ami, il entreprend ensuite d’aller enterrer le corps, car il souhaite « donner une sépulture décente » au défunt. Mais ils le font, loin de Morlaix, sans jamais révéler l’endroit. Se sont-ils rendus dans la propriété forestière de Pierre Quéméneur, Traou Nez, à Plourivo (dans les Côtes d’Armor) que l’élu souhaitait vendre et que souhaitait acquérir Guillaume Seznec, maître de scierie ?

Selon cette version, Guillaume Seznec qui n’aurait donc pas tué Pierre Quéméneur, aurait néanmoins établi de fausses promesses de vente de la propriété « pour lui permettre de ne pas perdre ses économies ». Pour obtenir Traou Nez, le maître de scierie aurait versé à l’élu un important dessous de table en or notamment. Ce que reconnaîtra Guillaume Seznec, lors d’une de ses dépositions, rappelle Bernez Rouz dans son livre « L’affaire Quéméneur-Seznec » : « J’ai versé 4040 dollars-or à M. Quéméneur… » Des dollars-or qu’on ne retrouvera jamais…


https://www.ouest-france.fr/faits-divers/affaire-seznec/affaires-seznec-pierre-quemeneur-serait-mort-en-chutant-5744082

Quant à Denis Seznec, un autre petit-fils de Guillaume Seznec, qui défend depuis toujours l’innocence de son grand-père, il ne croit pas pour autant à cette mort accidentelle survenue à Morlaix.https://www.ouest-france.fr/faits-divers/affaire-seznec/affaire-seznec-j-envisage-une-nouvelle-demande-de-revision-confie-le-petit-fils-5678098
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Re: Guillaume Seznec

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