Vannes. Chirurgie : à peine sorti du bloc et déjà levé

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Vannes. Chirurgie : à peine sorti du bloc et déjà levé

Message par Admin le Mar 18 Sep - 19:19

Publié le 18 septembre 2018 à 06h00
©️ Le Télégramme

Le Dr Robert, chirurgien digestif au Centre hospitalier Bretagne Atlantique, à Vannes, avec Michel Debret qu’il a opéré selon un nouveau protocole qui permet de récupérer plus vite après une opération.

Plus de drains. La sonde et la perfusion enlevées au réveil. Pour certaines opérations, des chirurgiens font la révolution, comme à Vannes. Conséquence : pour une colectomie qui aurait dû lui valoir une semaine d’hospitalisation, Michel était chez lui le surlendemain de l’intervention.

La mauvaise nouvelle tombe en juin dernier. Des soucis intestinaux mènent Michel Debret, 65 ans, au service de gastro-entérologie du Centre hospitalier de Vannes. Parmi les sept polypes qu’on lui retire au niveau du colon, l’un d’eux est cancéreux. Il faut retirer une partie de l’intestin et la chaîne de ganglions qui draine la zone. Michel broie du noir.

« Le gastro s’est voulu rassurant. L’annonce du diagnostic a été bienveillante. Ça m’a surpris », raconte le patient. « Avec le chirurgien, jamais je n’aurais imaginé que les choses se passeraient comme ça. Je craignais l’hospitalisation et d’avoir des poches. Il m’a tout expliqué, rassuré. Je me suis retrouvé face à une nouvelle génération de praticiens qui se mettent à notre portée. L’intervention n’allait pas se passer comme je le pensais. Je me suis senti autorisé à poser toutes les questions que je voulais pour comprendre ce qu’on allait me faire et comment se passerait l’hospitalisation. J’avais déjà beaucoup moins d’appréhensions ».


« Des années d’habitudes à bousculer »…

Au vu du profil et de la pathologie de son patient, le Dr Robert prépare une intervention selon les modalités de la RAC. RAC ? Trois lettres pour Réhabilitation améliorée après chirurgie. Au Centre hospitalier Bretagne Atlantique, ce sont les orthopédistes qui ont essuyé les plâtres, premiers à mettre en place ces nouvelles pratiques.

Certaines pratiques étaient parfois plus délétères que curatives.

« Le temps que nous prenons à expliquer au patient ce qui va se passer permet de l’impliquer. Déjà en le rendant acteur, le rétablissement va plus vite », constate le Dr Robert. « C’est une nouvelle prise en charge, car on s’est rendu compte que certaines de nos pratiques étaient parfois plus délétères que curatives. Les sondes et les perfusions, par exemple, ouvrent la porte à des infections.
Le fait de laisser le patient allongé trop longtemps favorise les phlébites et, dans notre cas, ralentit la reprise du transit », détaille le chirurgien digestif. « De nouvelles techniques et des évolutions majeures en anesthésie ont ainsi transformé des opérations. Le résultat de l’implication de toute une équipe, chirurgiens, anesthésistes, infirmières. Des années d’habitudes qu’il faut bousculer ».


… pour seulement deux jours d’hospitalisation

Dans le cas de Michel Debret, les dogmes médicaux auraient voulu qu’il reste trois à quatre jours allongé avec une sonde, une perfusion et des drains, au moins une semaine à l’hôpital. Mais le 18 juillet dernier, il s’est préparé chez lui, suivant les conseils de l’infirmière vue en consultation : douche, régime adapté avec compléments alimentaires afin de réunir des forces pour l’épreuve du bloc. L’opération par cœlioscopie, moins invasive, a duré 1 h 30. « J’ai été extrêmement surpris de ne pas me sentir assommé au réveil. Je n’avais déjà plus de sonde urinaire. Et je n’avais pas de poche ». M. Debret est remonté dans sa chambre en début d’après-midi, où on lui a tout de suite enlevé sa perfusion et les pansements. Il a pu boire un bouillon. « Quand même pas un cassoulet », plaisante-il. En fin d’après midi, il était debout. « Dans ces conditions-là, on se sent moins malade ».


« En m’opérant un mercredi, le chirurgien m’avait dit que je pourrais sans doute sortir dès le samedi. Mais le lendemain de l’opération, il m’a annoncé qu’il pouvait me laisser rentrer chez moi, à Trédion (56), dès le vendredi matin ».

Dix jours plus tard, le Dr Robert rappelait Michel Debret pour lui annoncer que les analyses étaient bonnes et qu’une chimiothérapie n’était pas nécessaire.

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Message par Admin le Mar 18 Sep - 19:33

Centre hospitalier. La chirurgie digestive prend un nouveau virage

Publié le 06 septembre 2018 à 20h14
©️ Le Télégramme

Dr Yann Mouchel, Dr Pierre Emmanuel Robert, Dr Timothée Thiébot, chirurgiens digestifs, Jérôme Barrois, anesthésiste, du Centre Hospitalier Bretagne atlantique.


Au Centre hospitalier Bretagne Atlantique, les chirurgiens digestifs ont fait évoluer leurs méthodes de travail : fini le temps où chaque praticien travaillait dans son coin avec ses patients, désormais c’est toute une équipe qui se complète et se renforce. « Notre équipe va s’agrandir avec deux jeunes qui, en novembre, vont venir finir leur formation à nos côtés », indique le Dr Thiébot, chef de service. Les quatre chirurgiens vont, dès lors, pouvoir se déplacer au sein du territoire en allant consulter à Ploërmel où l’équipe compte deux médecins digestifs. « Cette organisation nous permet d’avoir des domaines de prédilection : on garde ainsi un bon niveau et on gagne en expertise ».

Prise en charge des urgences et modernisation


Un esprit d’équipe qui passe aussi par la mise en place d’un poste d’urgence. « Chaque jour, l’un d’entre nous ne s’occupe que des urgences : il répond à la ligne directe sur laquelle appellent les médecins traitant, il peut prendre un patient en rendez-vous dans la journée et même procéder à une opération », détaille le Dr Mouchel. Une manière d’éviter à ces malades de passer par le service des urgences.

Dans le cadre de sa modernisation, l’hôpital a développé l’ambulatoire. Désormais, les médecins digestifs travaillent aussi à l’application de la réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC), initiée par les orthopédistes du CHBA, qui consiste à rationaliser les soins en revoyant les pratiques. « C’est à la fois lié à un changement de mentalité et à des améliorations techniques. Les patients récupèrent plus vite et restent donc moins longtemps hospitalisés », explique le chef de service. Des changements expliqués aux soignants en juin, pour lesquels les médecins rédigent actuellement les protocoles.

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Re: Vannes. Chirurgie : à peine sorti du bloc et déjà levé

Message par Admin le Mar 18 Sep - 19:40

Prothèses. Moins de temps à l'hôpital
Publié le 04 avril 2018


https://www.letelegramme.fr/ar/imgproxy.php/images/2018/04/04/le-dr-lahogue-chef-du-service-d-orthopedie-traumathologie_3887541.jpg?article=20180404-1011913626&aaaammjj=20180404
Le Dr Lahogue, chef du service d'orthopédie-traumathologie du CHBA, à l'initiative de la mise en place de la réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC).

Le Centre Hospitalier Bretagne Atlantique (CHBA) applique, depuis 18 mois, un nouveau dispositif de prise en charge des patients opérés pour la pose d'une prothèse totale de hanche ou de genou : la réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC). Le but est, en réduisant les effets de l'opération, de permettre au patient de récupérer plus vite et de rentrer à domicile plus tôt, parfois dès le lendemain. En devenant acteur de sa prise en charge, l'opéré en retire des bénéfices. « Un parcours de soin optimisé et personnalisé, une diminution des complications postopératoires, une reprise d'autonomie et des activités habituelles plus rapides, un retour à domicile plus rapide et une diminution des durées de séjours », détaille le Dr Lahogue, chef du service d'orthopédie-traumathologie, à l'initiative de la mise en place de la RAAC. Une telle prise en charge est possible grâce à l'évolution des techniques chirurgicales, d'anesthésie et de lutte contre la douleur, avec notamment l'absence ou le retrait précoce des sondes, perfusions ou drainage dès le retour du bloc opératoire.

Hospitalisation réduite de moitié


La réussite repose sur l'adhésion du patient qui reçoit des explications du chirurgien. Son statut physique et psychologique doit être optimal, l'organisation de la sortie assurée. Le patient peut choisir d'être accompagné par le service de retour à domicile de la CPAM. Un retour un domicile peut être possible dès le deuxième jour, sur la base des critères préétablis par l'équipe et en accord avec le patient qui dispose de consignes et de numéro de téléphone à appeler en cas de besoin, avec un courrier au médecin traitant. L'équipe médicale constate que « ce protocole a déjà nettement amélioré la qualité de la prise en charge des patients, tout en diminuant de moitié leur durée d'hospitalisation, avec une moyenne de seulement trois jours pour une prothèse de hanche contre sept jours en 2015 et quatre jours pour une prothèse de genou contre huit en 2015 ».

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