Centenaire du 11 novembre 1918: l’histoire mouvementée du wagon de l'armistice

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Centenaire du 11 novembre 1918: l’histoire mouvementée du wagon de l'armistice

Message par Admin le Ven 16 Nov - 21:56

Par Christophe Carmarans  Publié le 10-11-2018


Si ce modèle 2439 D est la copie conforme du wagon original, l'agencement intérieur est constitué de pièces originales.
Christophe Carmarans/RFI


Cent ans après l’armistice du 11 novembre 1918, le wagon-salon où fut signé l’accord de paix par le maréchal Foch et les plénipotentiaires allemands demeure la principale attraction du mémorial érigé dans la forêt de Compiègne. À l’image de celle de l’Europe dans la première moitié du XXe siècle, son histoire est chaotique, douloureuse et tourmentée.

C’est un monument du patrimoine à part entière dont l’histoire itinérante est singulière pour ne pas dire unique : un périple fait d’heures de gloire, d’oubli, de déclassement, d’humiliation, de sacrilège, de mise en pièce, de réhabilitation et enfin de renaissance. Connu partout en France et aussi de par le monde, le wagon 2419 D – où furent signés l'armistice du 11 novembre 1918, dont on célèbre aujourd’hui le centenaire, mais également celui du 22 juin 1940 après la débâcle – possède une valeur symbolique qui résume à sa façon les tragédies de l’Europe guerrière de la première moitié du XXe siècle. Si la clairière de l’Armistice, mémorial niché en forêt de Compiègne, dans l’Oise, à 90 km au nord de Paris, attire chaque année jusqu’à 70 000 visiteurs, c’est bien lui, cet antique wagon-restaurant en bois de teck mis en service en 1914, que les foules veulent voir en premier.

«  Oui, l’élément le plus symbolique, c’est le wagon. Avec le fait qu’il soit exactement identique au 2419 D « mort » en avril 1945 à Crawinkel en Thuringe et dont le châssis a servi pendant trente ans comme fardier de transport de marchandises dans l’ex-RDA », acquiesce Bernard Letemps, l’érudit président de l’association du mémorial de la clairière de l’Armistice. « Comment ? Ce n’est même pas le wagon original ? » vous direz-vous certainement en lisant ces lignes. « Oui et non » est-on tenté de vous répondre car, comme souvent quand la petite histoire se mélange à la grande, la réalité s’avère beaucoup plus complexe qu’on ne le pensait de prime abord. Un exemple ? On parle souvent de « la clairière de Rethondes » pour localiser l’armistice du 11 novembre 1918, mais c’est topographiquement inexact. L’erreur est imputable au général Weygand, l’un des signataires de l’accord de paix.


Réquisitionné par Weygand


Bernard Letemps, le président de l’association du Mémorial de la clairière de l’Armistice.
Clairière de l'Armistice ©️

« Il a regardé par la fenêtre, explique Bernard Letemps, et il a vu cette petite gare de la ligne Reims-Beauvais du nom de Rethondes. Mais nous sommes sur la commune de Compiègne ! » Le village de Rethondes proprement dit est en réalité situé à 4 km de la clairière, de l’autre côté de l’Aisne. « Durant l’entre-deux-guerres, la gare s’appelait Rethondes-Compiègne-Armistice. Mais la seule fois où Foch et Weygand sont allés à Rethondes, c’est le dimanche 10 novembre 1918 au matin, pour assister à la messe ! », précise notre historien du 11 novembre. Des anecdotes, on en découvre à la pelle en remontant le fil de l’Histoire avec Bernard Letemps, le bien nommé. À l’origine donc, le 2419 D est un wagon-restaurant commandé en 1913 par la Compagnie internationale des wagons-lits http://www.wagons-lits-diffusion.com/  qui l’affecte à la section Paris-Montparnasse et le met sur les rails le 4 juin 1914.

Pendant que les poilus tombent chaque jour par milliers sur le front à partir de la fin juillet 1914, il accueillera à ses tables des Français suffisamment aisés pour s’offrir un bon repas sur la ligne Paris-Saint-Brieuc, puis Paris-Le Mans, et enfin Paris-Deauville après avoir été réaffecté au secteur de la gare Saint-Lazare. Ce n’est qu’à partir de septembre 1918, donc à deux mois de la fin du conflit, qu’il va participer à son tour à l’effort de guerre. Il est d’abord réquisitionné et livré aux ateliers de Saint-Denis pour être transformé en voiture-salon-bureau. Et c’est le 15 octobre qu’il est incorporé par le général Weygand au train du grand Quartier Général de Senlis (Oise) http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/sites/default/files/SHDGR_REP_15NN_GQGA.pdf

et mis au service du maréchal Foch, promu en mars 1918 général en chef des armées alliées, lesquelles ont été placées sous son commandement unique.

Les jours précédant le fatidique 11 novembre, Foch s’était vu remettre les pleins pouvoirs pour négocier et signer l’armistice dont les grandes lignes avaient été brossées par le gouvernement allemand et le président des Etats-Unis, Woodrow Wilson. Restait à trouver l’endroit propice pour signer l’accord de paix avec les Allemands dont le Quartier Général était situé à Spa, en Belgique. Il était en effet impossible de les faire venir à Senlis qu’ils avaient bombardée et dont ils avaient tué le maire, Eugène Odent, http://www.leparisien.fr/senlis-60300/eugene-odent-maire-et-martyr-de-senlis-durant-la-premiere-guerre-mondiale-03-08-2016-6013193.php

ainsi que six otages, dès le début des hostilités, le 2 septembre 1914. La population ne l’aurait pas accepté. C’est Pierre Toubeau, un employé des chemins de fer du Nord – la SNCF n’existe pas encore – qui va trouver l’endroit idéal recherché par Foch : un embranchement au km 71 de la ligne Reims-Beauvais qui offre le triple avantage d’être dissimulé par la forêt, d’être accessible par le rail et d’être protégé par un épi de tir d’artillerie connu sous le nom de position 103 par l’état-major.


Jour de gloire dans la clairière



Le maréchal Foch (2e en partant de la droite) et les protagonistes de l'armistice du 11 novembre 1918.
STR / AFP

« Foch dit : c’est parfait, ce n’est pas loin de la ville, on peut apporter des vivres et de l’eau tous les jours et on est dans une zone où il n’y a plus personne, on est tranquille » raconte Bernard Letemps. Dans la journée du 7 novembre, on fait donc venir le train du maréchal Foch à cette clairière. Le wagon sert une première fois le 8 au matin à 9h00 quand les plénipotentiaires allemands dirigés par Matthias Erzberger sont reçus par Foch, commandant des forces terrestres et par l’amiral britannique Wemyss commandant des forces navales. Les Allemands – qui sont un peu chiffon après avoir voyagé toute la nuit – en profitent pour se raser et faire un peu de toilette, mais à l’eau minérale, car l’intendance a oublié d’approvisionner la voiture en eau… Et le wagon sert une deuxième fois, le fameux 11 novembre, entre 2h15 et 5h15, pour la signature de l’armistice. « En fait, rectifie Bernard Letemps, ils ont trafiqué l’horaire pour dire que c’était à 5 heures et pour que l’armistice – qui ne prendra effet que six heures plus tard – tombe pile le 11 novembre à 11 heures ». Il s'agissait, de manière symbolique, de faire en sorte que l'accord de paix tombe à la onzième heure du onzième jour du onzième mois de l'année.
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Re: Centenaire du 11 novembre 1918: l’histoire mouvementée du wagon de l'armistice

Message par Admin le Ven 16 Nov - 22:24

Tout le reste des discussions s’est déroulé dans le wagon des plénipotentiaires allemands, l’ALS 8,https://forum.pages14-18.com/viewtopic.php?t=6674

une voiture de 1ère classe garée sur une autre voie. Durant trois jours, les deux délégations ont stationné à 150 m l’une de l’autre, dans cet épi de tir qui n’est pas encore tout à fait une clairière. « Ils s’étaient contentés d’abattre quelques arbres, d’élaguer des branches et d’installer un caillebotis entre les deux convois de dix voitures chacun, car le sol était humide et boueux » précise Bernard Letemps. Une fois l’armistice signé, le 2419 D est reconduit à Senlis et mis en réserve de la République, car il peut encore servir. Et il va resservir car, on l’oublie souvent, l’armistice du 11 novembre n’avait rien de définitif. Dans un premier temps, il avait été signé de manière provisoire pour trente-six jours.


L’historique voiture-salon va donc encore servir à nouveau le 13 décembre 1918, puis les 15 janvier et 15 février 1919 dans le but d'aller prolonger, à chaque fois d’un mois, cet accord de paix encore fragile dans la ville rhénane de Trèves, au nom prédestiné. Lors de l’ultime réunion du 16 février 1919, on se donne rendez-vous à Versailles où le Traité de paix sera conclu le 28 juin.http://www1.rfi.fr/actufr/articles/106/article_74102.asp

Une fois l’armistice signé, le 2419 D est d’abord négligé par l’État français et on le reverse dans son corps d’origine, la Compagnie internationale des wagons-lits. Il n’a pas encore tout à fait valeur de symbole et il est même retransformé en wagon-restaurant avant de repartir sur les rails vers Évreux. Retour à la case départ donc, mais pas pour très longtemps. Apprenant le sort peu glorieux qui lui est réservé, Georges Clemenceau s’en émeut si bien que, le 1er octobre 1919, la Compagnie des wagons-lits, penaude, en fait don à l’État. Rien n’est cependant encore prévu pour le mettre en valeur, il est simplement exposé au musée de l’Armée, aux Invalides, à Paris.


Le 8 décembre 1920, le wagon retrouve un peu de sa prestance lors d’un voyage que le président de la République, Alexandre Millerand, effectue à Verdun pour inaugurer, au bois Morchée, un monument en béton à la gloire de sept fantassins français inconnus morts en 1916 dans la Tranchée des baïonnettes, près de Douaumont. Quelques jours avant le déplacement, on s’apitoie quand même un peu sur son triste sort, comme le relate le journaliste du Point François-Guillaume Lorrain dans son livre Ces lieux qui ont fait la France. https://www.fayard.fr/histoire/ces-lieux-qui-ont-fait-la-france-9782213687506

Ce sera néanmoins la seule sortie officielle du wagon avant qu’il revienne dans la cour d’honneur des Invalides où il va stationner du 27 avril 1921 au 8 avril 1927, exposé au froid, à la pluie et au vent.

Capturé par Hitler



Le maréchal Pétain et Adolf Hitler le 21 juin 1940 dans la clairière de l'Armistice.
Bundesarchiv, Bild 183-H25217 / CC-BY-SA 3.0

À la demande pressante du maire de Compiègne Robert Fournier-Sarlovèze et grâce à l’aide financière d’un riche américain, Arthur-Henry Fleming, qui s’est ému de son sort et de son état lors d’une visite aux Invalides avec sa fille en octobre 1926, le wagon va finalement retrouver la clairière de l’Armisticehttp://actualites.musee-armee.fr/expositions/1918-armistices-episode-21/

où un site mémoriel avait été aménagé en 1922, suite à une souscription publique lancée par Le Matin et grâce à l’opiniâtreté du journaliste et écrivain franco-suisse Jean Binet-Valmer. Exposé dans un abri-musée financé par Arthur-Henry Fleming, et installé à 50 mètres de l’endroit où il avait accueilli les signataires de l’armistice neuf ans auparavant, il est célébré à l’occasion des cérémonies du 11 novembre 1927. Et les années qui suivent. Durant l’année 1938, vingt ans après la fin de la guerre, le site accueille 191 000 visiteurs, un record. Il ne sera jamais battu puisque, l’année suivante, la Deuxième Guerre mondiale éclate.
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Re: Centenaire du 11 novembre 1918: l’histoire mouvementée du wagon de l'armistice

Message par Admin le Ven 16 Nov - 22:26

Revanchards, les Allemands et Adolf Hitler vont appuyer là où ça fait mal. Vexés qu’on leur ait fait signer l’humiliant Traité de Versailles de 1919 dans la Galerie des glaces du palais de Louis XIV, à l’endroit même où Guillaume Ier et Bismarck avaient proclamé l’Empire allemand en janvier 1871, ils veulent rendre la pareille aux Français en leur faisant signer l’Armistice du 22 juin 1940
http://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2015/06/19/26010-20150619ARTFIG00296-le-22-juin-1940-l-armistice-est-signe-a-rethondes.php?redirect_premium

dans le wagon du 11 novembre,http://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2015/06/19/26010-20150619ARTFIG00296-le-22-juin-1940-l-armistice-est-signe-a-rethondes.php?redirect_premium

symbole de cette capitulation de 1918 qu’ils veulent effacer de leur mémoire. « Les Allemands défoncent le fronton d’ouverture du musée, raconte Bernard Letemps. Ils sortent le wagon et « tondent » la pelouse en y faisant brouter des moutons. Hitler, qui restera seulement trois-quarts d’heure sur place le 21 juin avant de repartir pour son QG de Brûly-de-Pesche en Belgique, ordonne à la Wehrmacht que le wagon du 11 novembre soit placé exactement au même endroit que celui où il se trouvait lors de la signature en 1918 ». Les plénipotentiaires français conduits par le maréchal Pétain signent l’armistice le 22 juin à 18h35 et c’est le lendemain, 23 juin, qu’Hitler fera sa fameuse visite-éclair dans Paris.

Dans l’intervalle, l’abri-musée est détruit à la dynamite, les avenues et le terrain de la clairière sont défoncés, la dalle et le monument des Alsaciens-Lorrains démontés et les pièces soigneusement numérotées avant leur expédition à Berlin. Hitler demande quand même qu’on protège la statue de Foch, érigée sur place le 11 novembre 1937, avec un coffrage en bois, raconte François Guillaume Lorrain dans Ces lieux qui ont fait la France. https://www.fayard.fr/histoire/ces-lieux-qui-ont-fait-la-france-9782213687506

Fort heureusement pour la suite, le maire par intérim de Compiègne, Jean Lhuillier, a eu l’intuition de faire vider le contenu du wagon de l’Armistice avant l’attaque allemande de mai 1940. Table, chaises, encriers, tout a été emporté par camion. L’ensemble passera la guerre incognito dans les réserves du château impérial de Compiègne, si bien qu’on peut encore les voir aujourd’hui dans le wagon actuel, sur le site. Monté sur un chariot multi roues, le wagon 2419 D part pour Crépy-en-Valois, direction Berlin.


En chemin, il fait halte de gare en gare à la grande joie de la population allemande, avant d’être exposé triomphalement en juillet et en août au Lustgarden de la capitale du Reich https://www.berlin.de/fr/monuments/3560037-3104069-lustgarten.fr.html

où les Berlinois peuvent venir admirer cette belle prise de guerre de la Wehrmacht, moyennant quelques pfennings sur ce site d’ordinaire réservé aux défilés militaires. Le wagon est ensuite remisé sur un quai de l’Anhalter Banhof, la plus grande gare de la ville et il reviendra au Lustgarden pour la Semaine de la Wehrmacht en mars 1941 et mars 1942. « En décembre 1944, narre Bernard Letemps, la situation n’est plus tout à fait la même et Hitler décide de déplacer le wagon pour l’envoyer à Crawinkel en Thuringe où il a de la main d’œuvre pour créer un nouveau Quartier Général : 10 000 déportés de Buchenwald dont 5 000 vont mourir sur place. Il leur fait creuser des tunnels dans la montagne pendant que le wagon est laissé sur une voie de garage, toujours gardé ».



Destruction et renaissance



Le livre d'or signé par les chefs d'État et ce 10 novembre par Angela Merkel et Emmanuel Macron.
Christophe Carmarans/RFI

« En avril 1945, quand les troupes américaines arrivent en Thuringe, poursuit Bernard Letemps, il y a de la résistance. Ils bombardent le camp de concentration d’Ohrdruf pour libérer les déportés, lesquels vont tuer les quelques civils allemands qu’ils vont rencontrer et surtout mettre le feu aux baraques en bois. Le wagon est sur une voie de garage entre deux baraques et la partie en teck du dessus va brûler ». Contrairement à une légende qui a eu la vie dure, ce n’est donc pas Hitler qui a fait détruire le wagon. Si la Thuringe est bien libérée par les Américains, elle va être laissée aux Soviétiques
https://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_d%27occupation_sovi%C3%A9tique_en_Allemagne

qui ont concédé aux alliés que Berlin, qu’ils ont conquise en premier, soit découpée en quatre secteurs (américain, britannique, russe et français). Arrivés à Ohrdruf le 1er juillet, les Russes envoient tous les wagons en URSS, sauf ce wagon à qui il manque le dessus et dont il ne reste plus que la partie métallique.


« Le wagon va servir pendant trente ans encore à Gotha en RDA où il va être utilisé comme fardier, précise Bernard Letemps. Et il a un surnom : il va s’appeler le « wagon-canapé » car sa suspension est souple : c’est un wagon de marchandise avec un châssis de wagon de voyageurs ». Le wagon actuel, celui quI trône au Mémorial de l'Armistice, http://www.musee-armistice-14-18.fr/

n’est donc pas l’original mais son frère jumeau, le 2439 D. Il a été vendu par la Compagnie des wagons-lits à la ville de Compiègne en 1950 pour 1 franc symbolique. Et la mairie de Compiègne, avec les dommages de guerre versés par le ministère de la Reconstruction, l’a fait retransformer de wagon-restaurant en wagon-salon-bureau avec les tous les objets que l’ancien maire, Jean Lhuillier, avait eu la bonne idée de mettre à l’abri avant l’invasion allemande de mai 1940.


omme le relate François-Guillaume Lorrain dans son ouvrage, la tâche a été rendue plus simple par le fait que Jean Legendre, député-maire de Compiègne de 1947 à 1954, ait rencontré le fils du décorateur des fameux wagons lors d’une cérémonie réunissant d’anciens déportés, le père Riquet, un ecclésiastique qui lui a fourni les esquisses léguées par son père. Désormais, quand on visite le nouveau musée de l'Armistice, http://www.picardie1418.com/fr/approfondir/musee-de-l-armistice.php


qui a été réaménagé en vue des cérémonie du centenaire du 11 novembre, on peut y voir le fameux wagon reconstitué avec le matériel de l’époque et la place occupée par chacun des protagonistes de l’accord de paix signé en 1918. Il trône dans un hall baigné d’un jeu de lumière qui lui est entièrement consacré (v. photos). C’est dans ce hall que, ce 10 novembre 2018, le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel sont venus signer le livre d’or qui y figure en bonne place. Si le wagon original a vu son odyssée se terminer en Thuringe, autrement dit entre Charybde et Scylla, sa copie conforme a retrouvé toute sa splendeur dans le lieu même qui a fait sa gloire, une clairière de l’Armistice aux allures de jardin des Hespérides.


http://www.musee-armistice-14-18.fr/
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