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Clichés et diabète, un manque d’information avant tout

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Clichés et diabète, un manque d’information avant tout

Message par Admin le Jeu 13 Juil - 17:39

5 juillet 2017

Quand on me dit que je suis trop gros…

Combien de personnes diabétiques ont entendu « le diabète c’est quand tu es gros ». Ou : « de toute manière les gens deviennent diabétiques car ils mangent trop ». Lors d’un colloque dans un institut de santé, Juliette discute avec un participant. Celui-ci lui demande où elle travaille, elle répond : à la Fédération Française des Diabétiques. « Ah » répond-t-il. « Vous êtes diabétique ? », ajoute-t-il. « Non », lui dit-elle. C’est là qu’il lui répond, « de toute manière ça m’aurait étonné, vous êtes toute mince ! ». Juliette explique ses pensées intérieures, ces petites paroles qu’on se dit à soi mais qu’on aimerait dire à l’autre : « Mais bien sûr, depuis quand le morphotype définit les diabétiques ?! Le poids est-il le seul critère systématique d’un possible diabète ? Non ! ». Elle pense que « c’est dommage de penser cela car seulement un tiers des personnes obèses sont diabétiques*. Alors bien sûr le surpoids est un facteur de risque du diabète, mais il n’y a pas de relation systématique entre obésité et diabète. D’autant plus que les causes d’un diabète sont généralement multifactorielles ».

Extrait de » Merci pour ce Diabète « , Alban Orsini, Hugo Doc, 2016


Quand on me dit que j’en fais trop…

Amélie discute avec ses amis des complications liées au diabète et des amputations… C’est un sujet important pour Amélie car sa meilleure amie est diabétique. Un des invités se demande : « Finalement quel est le problème d’une amputation ? Après tout, ça ne fait que déséquilibrer un petit peu… et puis ça doit pas arriver si souvent que ça les amputations, non ? ». Amélie explique : « vous, vous sentez les petits cailloux qu’il y a dans vos chaussures après une balade sur la plage par exemple. Certaines personnes diabétiques doivent vérifier quotidiennement dans leurs chaussures qu’il n’y a pas de petit caillou à cause de la perte de sensibilité nerveuse causée par le diabète, car elles ne le sentent pas et cela peut abîmer leur pied ». Un des proches répond : « oh ça va quoi. Si c’est juste l’été à la plage… ». Cette répartie se voulait bien entendu être de l’humour noir. Pourtant, Amélie est restée avec un sentiment assez amer de cette conversation.


Quand on me dit que je l’ai bien mérité…

Du côté de Magali, lors d’une discussion au travail, un collègue a lancé : « C’est bien fait qu’ils soient diabétiques, parce qu’ils ont mangé et bu toute leur vie. C’est normal qu’aujourd’hui ils crèvent du diabète. Donc on ne va pas les rembourser à 100 % aussi ! ». Selon Arnaud : « les diabétiques de type 1 le disent : le diabète de type 2 donne une mauvaise image du diabète ou encore comme j’ai pu l’entendre : DT1 c’est pas de chance, DT2 c’est de ta faute… ». Comme si certains l’avaient mérité et d’autres pas.


Quand on me dit que ma vie, ce n’est pas le pied…

Souvent, des personnes diabétiques ont pu entendre : « Tu es diabétique ? On ne dirait pas pourtant ! Du coup tu manges plus du tout de sucre ? Tu es sous pompe ? Ça veut dire que ton diabète est très grave ? ». Ou alors il peut arriver qu’on ne vous invite pas à des repas car vos hôtes ne savent pas ce qu’il faut préparer à manger. Une des pires remarques qui peut être aussi entendue par une personne diabétique est : « Ah mais moi je préférerais mourir plutôt que d’être diabétique ! ». Aussi inadmissible qu’une telle remarque puisse être, cela donne un aperçu de la méconnaissance populaire de cette maladie. Faut-il comparer ce manque d’information et ces idées reçues à l’arrivée du Sida dans les années 80, où beaucoup pensaient pouvoir être contaminés juste en touchant quelqu’un atteint par la maladie… L’ignorance a le pouvoir de faire des dégâts colossaux. Les véritables causes du diabète sont en réalité encore très mal connues du grand public. Un travail d’information et de partage sur le mécanisme de cette maladie pourrait aider, sans aucun doute.


Un peu d’espoir…


Il existe encore un bon nombre de clichés qui n’ont pas été cités car la liste serait longue. Heureusement, il existe aussi pléthore d’anecdotes positives. Philippe, par exemple, pense que c’est une chance d’être diabétique, car sans le diabète il n’aurait jamais découvert le piano et ne serait jamais devenu un virtuose. Un autre, passionné de voile, pense qu’il n’aurait jamais eu le plaisir de faire la Transat des Alizés, la plus importante transocéanique pour amateurs rêvant de traverser l’Atlantique. De même que Thierry n’aurait jamais fait autant de marathons dans sa vie sans son diabète.

Ces anecdotes heureuses et malheureuses nous apprennent que le diabète est un combat de tous les jours. Malades et non malades, nous avons tous un rôle à jouer. C’est ce à quoi s’emploient le Diabète LAB et la Fédération Française des Diabétiques : continuer d’œuvrer pour la défense des droits des patients et changer les idées reçues sur le diabète.


Source : Obesite.com



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Re: Clichés et diabète, un manque d’information avant tout

Message par Admin le Jeu 13 Juil - 17:44

Et si on retirait une épine du pied des diabétiques ?

07 juin 2017


A l’occasion de la Journée nationale de la santé du pied (le 8 juin 2017), la Fédération Française des Diabétiques et la Fédération Nationale des Podologues réclament une meilleure prise en charge du pied diabétique. Agissons pour la prévention !



Encore trop d'amputations !

Les chiffres¹  des complications du pied chez les personnes atteintes de diabète sont alarmants :
•10% des personnes atteintes de diabète souffrent ou ont souffert d’une plaie chronique.
•Près de 9000 amputations et plus de 20 000 hospitalisations pour plaie du pied par an.
•Le coût du pied diabétique est estimé à 660 millions d’euros /an
•Un risque d’hospitalisation pour plaie ou amputation de 30 % supérieur chez les personnes diabétiques de bas niveau socioéconomique
•Dans les 12 mois suivants une hospitalisation, 44% ont été réhospitalisées pour une nouvelle plaie ou amputation, 20 % sont décédés


Bon à savoir
Un diabète déséquilibré peut toucher les nerfs (neuropathie) et les artères des membres inférieurs (artériopathie). Ces affections augmentent le risque de lésions aux pieds et leur gravité.



La qualité de vie du patient diabétique est alors largement détériorée : un cercle vicieux


La qualité de vie du patient diabétique est alors largement détériorée : la pratique d’une activité physique - qui fait partie intégrante du traitement du diabète au même titre que l’alimentation et les traitements médicamenteux – devient alors plus difficile. Le cercle vicieux est là. Sans cette pratique régulière, le diabète est moins stable, d’autres complications se développent détériorant un peu plus une qualité de vie déjà dégradée, et des coûts supplémentaires évitables viennent alourdir les dépenses de l’Assurance maladie. Le pied diabétique représente donc une urgence, à prendre en charge de manière précoce afin d’éviter l’aggravation de l’état de santé du patient.


Des solutions insuffisantes

Aujourd’hui encore, des « dysfonctionnements » importants apparaissent, selon l’Assurance maladie dans le parcours de soin des patients diabétiques à haut risque podologique : retards de prise en charge, méconnaissance des professionnels de santé etc…
Face au problème que représente le pied diabétique, l’Assurance maladie a déjà pris des mesures. Elle prend en charge depuis 2008 un forfait podologique pour soins de prévention pour les patients de grades 2 et 3, avec respectivement 4 et 6 séances remboursées par an. Cependant cela est loin d’être suffisant. En plus d’altérer la qualité de vie des patients, les complications coûtent cher. Il est nécessaire d’agir !

Ce que nous demandons


A la veille des futures négociations conventionnelles entre l’Assurance maladie et les podologues, la Fédération Française des Diabétiques et la Fédération Nationale des Podologues demandent aux autorités :
le remboursement d’une consultation de prévention par an pour toutes les personnes atteintes de diabète, chez un podologue conventionné, le remboursement d’au moins 6 séances chez le podologue pour le grade 2 comme pour  le grade 3.

¹ Assurance Maladie, Rapport « Charges et produits pour l’année 2017 », juillet 2016
https://www.federationdesdiabetiques.org/sites/default/files/field/documents/et_si_on_retirait_une_epine_du_pied_des_diabetiques.pdf



https://www.federationdesdiabetiques.org/federation/espace-presse/communiques/et-si-on-retirait-une-epine-du-pied-des-diabetiques

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