LA SANDALETTE DE PLOUHA
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Route. Fauteuils roulants en danger

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Route. Fauteuils roulants en danger  Empty Route. Fauteuils roulants en danger

Message par Admin Jeu 30 Nov - 20:53

Publié le 30 novembre 2017 à 00h00 Modifié le 30 novembre 2017 à 07h42

Route. Fauteuils roulants en danger  Sans_449






Jean-Pierre Quiviger est atteint, depuis son plus jeune âge, d’une maladie de la colonne vertébrale qui le force à se déplacer en fauteuil roulant.
Jean-Pierre habite dans le bourg de Plougastel-Daoulas. Mettant son temps libre au profit du club de basket en gérant les salles, il est amené à se déplacer fréquemment. " Il y a encore quelques semaines, j’empruntais les pistes cyclables avec mon fauteuil électrique. Et puis, un beau jour, après des mois passés à circuler dans les rues du bourg, la police municipale est venue à sa rencontre pour lui signifier qu’il devait emprunter la chaussée, comme tout autre véhicule à moteur. " Je n’en croyais pas mes oreilles. Le pire, c’est que le policier municipal avait raison". "J’ai essayé la chaussée. Il faut être suicidaire pour y mettre les roues. On se fait frôler par les les camions, les bus et les voitures. Le reportage de Didier Déniel et Claude Prigent.




Depuis des années, l'Association des paralysés de France (APF) lutte pour que les personnes qui se déplacent en fauteuils roulants électriques puissent emprunter les pistes cyclables. Interdit, leur répond le législateur qui leur montre la chaussée. Et ce, malgré l'évidence des risques encourus.  
Jean-Pierre Quiviger est atteint, depuis son plus jeune âge, d'une maladie de la colonne vertébrale. « Il y a encore une dizaine d'années, je réussissais à marcher, explique ce souriant quinquagénaire. Ensuite il a fallu me résoudre à me déplacer en fauteuil. Pas évident du tout ». Jean-Pierre habite dans le bourg de Plougastel-Daoulas (29).

Dynamique, mettant son temps libre au profit du club de basket en gérant les salles, il est amené à se déplacer fréquemment. « Il y a encore quelques semaines, j'empruntais les pistes cyclables avec mon fauteuil électrique. Un engin qui peut monter à 30 km/h. J'y avançais en toute sécurité sans gêner personne. Jamais je n'ai eu une remontrance avec un cycliste ».



Comme Jean-Pierre utilisait régulièrement son fauteuil, à la nuit tombée, il avait fait monter des lumières à l'avant et à l'arrière. « Je porte aussi toujours un gilet et des gants fluo. Je n'ai jamais badiné avec la sécurité ». Et puis, un beau jour, après des mois passés à circuler dans les rues du bourg, la police municipale est venue à sa rencontre pour lui signifier qu'il devait emprunter la chaussée, comme tout autre véhicule à moteur (*). « Je n'en croyais pas mes oreilles. Le pire, c'est que le policier municipal avait raison ». Jean-Pierre veut en avoir le coeur net et se rapproche de la gendarmerie. Le militaire qui l'accueille ce jour-là lui dit qu'il préfère le savoir sur la piste cyclable que sur la route. Question de bon sens.



« Il faut être fou pour emprunter la chaussée »


Depuis, Jean-Pierre n'utilise plus son fauteuil électrique comme avant. « J'ai essayé la chaussée. Il faut être suicidaire pour y mettre les roues. On se fait frôler par les les camions, les bus et les voitures. Elles arrivent à toute allure derrière nous. Et les conducteurs freinent brusquement, surpris de la vitesse à laquelle on roule. On se fait klaxonner et engueuler par des automobilistes qui ne comprennent pas ce qu'on fait là. Le sentiment de danger et de vulnérabilité est permanent. Et puis, je n'ai pas envie de me faire verbaliser ».

APF : « un sujet récurrent »

À l'Association des paralysés de France (APF), on dit être conscient de ces problèmes. « C'est une question récurrente. Et nous demandons que le code de la route soit modifié, pour que les pistes cyclables soient ouvertes aux fauteuils roulants, souligne Thierry Duval, le permanent départemental de l'APF dans le Finistère. C'est complètement illogique. Imaginez un seul instant une personne, en fauteuil, dans un grand rond-point en ville. C'est l'accident assuré ».

Thierry Duval fait le constat que, plus les années passent, et plus on tend à considérer les fauteuils électriques comme des véhicules à part entière, alors que c'est un équipement d'aide à la mobilité. En effet, selon le code de la route, le fauteuil électrique rentre dans la catégorie L6e, véhicule à moteur à quatre roues, dont le poids n'excède pas 350 kg. Et le permanent de l'APF de se demander si demain il faudra porter un casque ou passer son brevet de sécurité routière (BSR) pour se déplacer en fauteuil. « Si ça continue, les personnes handicapées ne pourront plus poser une roue dans une galerie commerciale. Et cela à cause d'une réglementation stupide ».


* Les fauteuils manuels, eux, peuvent être utilisés sur les trottoirs et la chaussée si besoin. Mais pas sur les pistes cyclables.

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