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Message par Admin le Dim 19 Mar - 21:40

Réponse à ceux qui "démontrent" que le QI est en baisse

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Des études très commentées prétendent que l'intelligence moyenne des occidentaux est en chute libre. Vrai ou faux ?

Publié le 19 mars 2017 à 18h10
Véronique Radier·



« Et vous avez des enfants ?» C’est, paraît-il, l'obsession de l’extravagant Elon Musk. Lorsqu’il traverse les bureaux de sa société Space X, il aurait coutume de poser cette question à ses collaborateurs les plus brillants. Ce surdoué qui voudrait nous expédier à la conquête d’autres planètes est obsédé par la survie de notre espèce, mais il craint que celle-ci ne sombre d’ici là dans les abysses du crétinisme, parce que les moins futés feraient plus d’enfants que les grands esprits.

C’est, par exemple, le propos du film «Idiocratie», qualifié de prophétique par certains depuis l’élection de Donald Trump. Une pochade potache de Mike Judge, qui imagine les conséquences de quelques siècles de dégringolade du QI. On y découvre un ramassis d’abrutis carburant au soda et à la télé-réalité, écroulés sur leurs canapés, habitant des villes en ruine, lentement submergés par des monceaux de détritus, incapables d’assurer même leur survie.


« Idiocratie » illustre une thèse que certains prennent tout à fait au sérieux: notre société d’abondance et d’assistance, en permettant la survie de tous, freinerait les principes d’une «saine» sélection naturelle, évidemment fondée sur l’intelligence. Et les bas de plafonds seraient en train de submerger la planète, entraînant une baisse générale du QI. Ce remix scientiste de la rengaine «y’a plus de jeunesse mon pauvre monsieur», affriole les internautes mais aussi certains milieux scientifiques, ainsi que des moguls de la Silicon Valley, comme Elon Musk.



Les "cinquante glorieuses" du cerveau


En France aussi, l’idée compte des adeptes, comme le chirurgien entrepreneur Laurent Alexandre, qui a signé une tribune dans «le Monde» intitulée: «Pouvons-nous rester passif face au déclin de notre QI ?». Cette peur, alimentée par les méfaits bien réels des perturbateurs endocriniens sur le cerveau des jeunes enfants, s’appuie sur d’autres éléments. Une poignée de publications scientifiques pointent, ici ou là dans le monde, des baisses de performances intellectuelles. La dernière en date, publié dans la revue «Intelligence», concerne la France. Selon ses auteurs, notre QI moyen aurait fortement chuté entre 1999 et 2009 chez des adultes âgés de 30 à 63 ans.

Ces études disent que les «cinquante glorieuses» du cerveau sont désormais derrière nous. James Flynn, un scientifique néozélandais, s’est rendu célèbre pour avoir démontré que, depuis les années 1950, le QI a grimpé dans l’ensemble des pays développés. L’amélioration des conditions de vie, d’alimentation et l’impressionnante montée du niveau d’éducation y sont pour beaucoup. Corroboré par des données à grande échelle sur plus de trente pays, ce principe n’est pas contesté et fait consensus dans la communauté scientifique.

Seulement, depuis le tournant des années 2000 quelques articles signalent des baisses. Une bonne moitié de ces articles sont signés par un groupuscule de chercheurs «engagés ». Or l’objectivité de leur méthode est douteuse. Ils s’appuient sur des postulats contestables et des partis pris clairement idéologiques.

Ainsi, Richard Lynn, un psychologue britannique, co-auteur de l’article sur la baisse du QI en France ne fait pas mystère de ses convictions personnelles: il est convaincu que l’intelligence varie selon le sexe, la race ou l’origine sociale. Son compère Edward Dutton, co-auteur de cette même étude sur la France dit: «Plus on est intelligent, moins on se reproduit, cela entraîne au fil des siècles un recul général de l’intelligence.» Il suffit selon lui d’ouvrir les yeux: «Vous voyez ce qui se passe aujourd’hui dans le monde, c’est bien la preuve que nous devenons de plus en plus stupides !»

Seulement, le seul fait observable est celui-ci: les détenteurs de diplômes font dans l’ensemble moins d’enfants. Mais l’enfant d’un diplômé n’est pas forcément plus intelligent que l’enfant d’un non-diplômé.

L’aspect héréditaire de l’intelligence est loin d’être démontré. Malgré plusieurs décennies de travaux sur le devenir de jumeaux placés dans des environnements différents, ou celui d’enfants adoptés pour évaluer l’importance respective du milieu social ou l’ADN, on sait seulement qu’ils se combinent. Mais par quels processus et dans quelles proportions, mystère. «Il n’est en rien établi que l’influence des gènes l’emporte sur celle de l’environnement.», rappelle par exemple l’endocrinologue Barbara Demeinex.


Le génie victorien et le chimpanzé



Pour accréditer leurs thèses, ces déclinistes du cerveau scrutent les innombrables tests réalisés à travers le monde: évaluations à l’âge du service militaire, tests nationaux passés par les écoliers, les collégiens, et bondissent sur ceux qui affichent un écart négatif. Et qu’importe s’ils ne sont pas vraiment comparables entre eux, ou si leurs données ne sont pas représentatives. Ainsi pour la France, il s’agit d’un minuscule échantillon: 79 adultes auprès desquels le groupe américain Pearson, éditeur spécialisé, a testé les questions d’un nouveau test de QI.

L’un de ces articles a marqué les esprits. Régulièrement cité et discuté pour arguer de notre dégénérescence intellectuelle, il s’intitule: «Les Victoriens étaient-ils plus intelligents que nous ?». Plein de tableaux et graphiques, il affirme que le QI occidental serait en chute libre depuis la fin du XIXe siècle, avec une chute de 14 points.

Michael Woodley, psychologue à l’université d’Umea en Suède, l’un de ses auteurs explique: «Nous avons voulu savoir si les Européens de l’époque victorienne, où le nombre de génies et d’inventions était bien plus élevé qu’aujourd’hui, avaient de meilleures capacité.» Là encore, des postulats que rien ne vient corroborer: comment attester d’une quelconque diminution du nombre de génies? Ou d’un recul de l’innovation depuis cette époque?

Quant à la méthodologie, on se pince pour y croire. Pour comparer notre cerveau avec celui d’hommes ayant vécu un siècle et demi plus tôt, le psychologue s’appuie des travaux réalisé par Francis Galton, cousin de Darwin et passionné par la question de l’intelligence et de l’hérédité, mais surtout auteur des premières théories eugénistes.

Ce scientifique du XIXe siècle était convaincu que la vitesse de réaction à un stimulus pouvait permettre de mesurer l’intelligence. A l’occasion de foires et autres manifestations, il demandait par exemple à des jeunes gens de rattraper au vol un objet debout devant une grande règle verticale. «Et selon l’endroit où la main se positionne sur cette règle, il pouvait mesurer cette vitesse avec une grande précision. Or, en comparant avec les données actuelles, nous avons observé un net ralentissement. Selon nos calculs, l’équivalent de 14 points de QI en moins», explique, sans rire, Michael Woodley.

Qu’en pense James Flynn, l’expert le plus reconnu du domaine? «L’idée que la vitesse de réaction à un stimulus sensoriel puisse donner la mesure d’une sorte d’intelligence neuronale est une simplification très abusive. Je ne donnerai qu’un exemple: ce chimpanzé cité par le grand éthologue Frans de Waal qui bat haut la main les humains pour mémoriser des chiffres défilant à toute vitesse sur un écran…»




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Message par Admin le Dim 19 Mar - 21:41

L’histoire de l’intelligence


D’ailleurs, quand on s’étonne auprès de lui qu’on puisse comparer à la milliseconde près les scores actuels à ceux d’expériences menées voici un siècle et demi, Michael Woodley finit par admettre que «la différence de matériel explique environ 80% de l’allongement du temps de réaction». Mais il n’en démord pas pour autant: «Depuis, nous avons réalisé d’autres comparaisons, notamment à partir des tests réalisés par l’armée américaine. La richesse du vocabulaire, l’emploi de mots complexes, clairement corrélés au niveau d’intelligence, reculent.»

Quel est le bon thermomètre de l’intelligence ? C’est évidemment la grande question. Ainsi, les tests de QI, qui comprennent bien la richesse du vocabulaire, ne constituent qu’un éclairage sur certaines aptitudes. Selon James Flynn, «nous avons une vision un peu mystique de l’Intelligence, avec un grand I. Ces tests dont le contenu n’a cessé d’évoluer mesurent seulement l’habileté dans certaines tâches cognitives choisies en fonction des compétences attendues à l’école et dans la société, à une époque donnée».

Aujourd’hui, on s’intéresse à des compétences abstraites, comme savoir regrouper des éléments par catégories. Il en allait tout autrement, explique-t-il, vers 1900, où les tests portaient sur des aptitudes bien plus concrètes, en lien avec les besoins de l’époque.

« Les gens devaient avant tout savoir résoudre des problèmes pratiques: réparer un outil, organiser des récoltes, dit Flynn. Si vous demandiez à un enfant ce que les lapins et les chiens ont en commun, il aurait sans doute répondu: on peut chasser les lapins avec un chien. Aujourd’hui, il répondrait: ce sont tous les deux des mammifères, car dans notre société dominée par la technologie, raisonner par abstraction, par exemple en classant des objets par catégories, est devenu tout aussi important que de savoir les utiliser.»

D’ailleurs, tous les génies n’ont pas un QI élevé, et ce n’est pas même le gage assuré d’un succès scolaire ou professionnel. «Lier le QI à une forme de réussite quelle qu’elle soit se révèle hasardeux», assure ainsi Sylvie Chokron, directrice de recherche au CNRS auteur d’un petit livre passionnant sur la question («Peut-on mesurer l’intelligence ?»).

Comment savoir alors si nous devenons plus intelligents ou plus bêtes au fil du temps ? James Flynn cherche à résoudre ce casse-tête depuis de longues années. Voici ce qu’il a finalement découvert: «Tout le monde réussit les épreuves plus simples, qu’il s’agisse de logique, d’arithmétique, de compréhension d’un énoncé, etc. En revanche, les personnes au QI élevé se démarquent sur les questions complexes dans tous les domaines. Si le niveau d’intelligence avait augmenté ou baissé depuis 50 ans, nous observerions cette même tendance sur l’ensemble de ces épreuves complexes, mais il n’en est rien. Les unes montent, mais d’autres baissent. Le plus probable c’est qu’il est stable dans le temps.»

Cela dit, James Flynn, comme bien d’autres, s’inquiète des conséquences de la pollution chimique. Plusieurs études ont démontré les effets délétères de polluants - pesticides agricoles, retardateurs de flamme - sur le cerveau des enfants. Comme cette équipe de l’Inserm, qui a établi en 2015 que les enfants de six ans les plus exposés aux pyréthrinoïdes, pesticides d’usage très courant, perdent des points de QI.

Il s’interroge également sur les conséquences d’une intelligence artificielle nous assistant dans un grand nombre de tâches, jusqu’aux plus sophistiquées. «Le cerveau est comme un muscle. Selon la façon dont il est sollicité, il développe plus ou moins telle ou telle aptitude. Par exemple, les chauffeurs de taxi londoniens, habitués à naviguer mentalement dans le réseau complexe ont un hippocampe, siège de cette aptitude, plus gros que la normale. Avec l’émergence des GPS, dans quelques années, il n’en sera sans doute plus rien…»

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Message par Admin le Dim 19 Mar - 21:50

Albert Jacquard : “Qu'est-ce que cela veut dire, être intelligent ?”


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Le célèbre généticien est mort à l'âge de 87 ans. A la sortie de sa “Légende de demain”, en 1997, il avait expliqué au “Nouvel Observateur” pourquoi il est “idiot” de prétendre “mesurer l'intelligence”.



Pour le généticien Albert Jacquard, les surdoués sont des enfants plus rapides que les autres sur certains sujets. Mais quel intérêt de comprendre à 13 ans plutôt qu'à 18 ? Entretien avec l'auteur de «la Légende de demain» (Flammarion).

Le Nouvel Observateur. Les enfants surdoués, cela existe-t-il, oui ou non?

Albert Jacquard. Non ! Je n'y crois absolument pas, et je me suis d'ailleurs battu à ce propos contre l'éthologiste Rémy Chauvin, qui a publié en 1975 un ouvrage précisément intitulé «les Surdoués». Il ne peut pas y avoir de surdoués, et cela pour deux raisons: tout d'abord, dans «surdoué», il y a sur, ce qui veut dire supérieur, et implique aussitôt une hiérarchie. Mais le surdoué est supérieur à quoi, à qui ?

Quand on songe que cette hiérarchie est basée sur un seul critère, la mesure du QI, le prétendu quotient d'intelligence, on voit tout de suite qu'il s'agit d'une idée folle. Mesurer l'intelligence? Prétendre ramener cette réalité multiforme à un malheureux chiffre? C'est idiot. Ou alors, pourquoi ne pas instaurer aussi un «QB», un «quotient de beauté»? Quand je propose cela, les gens ricanent. Tout le monde devrait ricaner de la même façon à propos du QI.


Et la seconde raison ?

Ah oui ! Dans «surdoué», il y a également doué. C'est-à-dire: bénéficiant d'un don. Un don de qui? De la nature, forcément. Les Québécois ont même inventé le mot douance - l'aptitude à être plus ou moins doué. Comme tout ce que la nature nous transmet est inscrit dans nos gènes, il faudrait donc supposer qu'il y a des gènes de l'intelligence. Or il n'existe que des gènes de l'idiotie, qui détruisent le cerveau. Mais l'idiotie n'est pas le contraire de l'intelligence, car c'est une maladie. De même, il existe de «méchantes» bombes, qui peuvent détruire, disons par exemple le château de Versailles; mais il n'existe pas plus de «bonnes» bombes, capables de le reconstruire, que de gènes de l'intelligence. Les gènes n'ont rien à voir avec la connexion des neurones.

Il y a tout de même - cela se voit à l'école - des enfants plus brillants que d'autres?

Voilà, vous l'avez dit : brillants. Mais est-ce que cela veut dire intelligents? L'intelligence, c'est la faculté de comprendre. Or comprendre vraiment quelque chose, c'est toujours long. Etre vraiment intelligent, c'est... comprendre qu'on n'a pas compris. Exemple type: Albert Einstein, élève à la scolarité médiocre, qui ne fut certainement pas un enfant surdoué, et dont personne ne prétendra, je suppose, qu'il n'était pas intelligent. Mais comprendre que l'on n'a pas encore compris, c'est beaucoup plus intelligent que de croire que l'on a compris? ce qui est la caractéristique de l'enfant prétendument surdoué. Ce dernier se signale avant tout par la confiance en soi, par l'habitude de s'imposer, ou l'aptitude à se manifester. C'est une simple question d'aventure sociale.

A l'inverse, un jeune garçon de 14 ans, dans un collège de banlieue à problèmes, m'a un jour posé la question suivante: «Monsieur, est-ce que l'on peut devenir généticien lorsqu'on a un casier judiciaire?» Cette question m'a troublé. Ce jeune n'avait pas de casier judiciaire... mais il savait que, fatalement, il finirait par en avoir un. Ce n'était pas un élève brillant, mais il avait compris beaucoup de choses. L'intelligence, c'est toujours l'aboutissement d'une aventure individuelle, nourrie par les stimuli extérieurs, et cela n'a rien à voir avec la génétique.

Mais comment la caractériser, et comment se construit-elle?

On peut relier l'intelligence au nombre des synapses ? les connexions entre les cellules nerveuses, ou neurones. Or nos (environ) 100 milliards de neurones sont reliés par (en moyenne) 10 millions de milliards de synapses. On voit tout de suite que la génétique est incapable de s'en mêler: comment les 100.000 informations de notre génome pourraient-elles contenir le «plan» de 10.000 millions de milliards de connexions?

Il y a plus. J'ai fait le calcul : entre la naissance d'un enfant et sa puberté, 300 millions de secondes s'écoulent. Au bout de ce temps, vous avez, on l'a dit, 10 millions de milliards de synapses. Cela veut dire que sans arrêt, pendant une quinzaine d'années, 30 millions de synapses se créent à chaque seconde. Comment voulez-vous que le programme génétique puisse contrôler un phénomène aussi fou? Forcément, cette construction des synapses est gouvernée par les informations et les stimuli provenant de l'extérieur. A cet égard, je suis persuadé, par exemple, que les caresses reçues (ou non) de la maman jouent un rôle important dans la construction de l'intelligence.

Les surdoués seraient des enfants qui ont été plus - ou mieux - caressés par leurs parents?

Ce n'est qu'un aspect de la question... Plus profondément, je pense que les enfants qualifiés de surdoués sont des enfants plus rapides que les autres sur certains sujets. Or la rapidité, ce n'est que l'une des composantes de ce que l'on nomme l'intelligence. Il n'y a aucune raison de supposer qu'elle en est la composante majeure. Quel intérêt de comprendre quelque chose à 13 ans plutôt qu'à 15 ou à 18? L'important, c'est de finir par comprendre, et souvent qui dit «rapide» dit aussi «superficiel»: les surdoués sont des êtres superficiels.

Malheureusement, ici comme ailleurs, nous succombons à cette mode absurde: la valorisation de la vitesse, dominant de la société actuelle. Cessons de confondre la vitesse avec l'aboutissement, car, on le sait depuis longtemps, rien ne sert de courir... Moi qui enseigne la génétique à des étudiants en première année de médecine, je constate que, en moyenne, les filles sont meilleures. Est-ce à dire que les garçons sont moins intelligents? Je pense qu'il y a une explication plus logique: à cet âge, tandis que les filles pensent à leurs études, les garçons pensent aux filles...

Propos recueillis par Fabien Gruhier

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